ÉDITO
La question des salaires devient de plus en plus et justement le sujet principal de préoccupation des salariés. C'est d'autant plus vrai que les annonces du pouvoir et du patronat vont dans le sens d'une sévère aggravation de l'austérité. Pour préparer les esprits à un budget 2027 pire que celui de 2026, le pouvoir annonce de nouvelles coupes de l'ordre de 6 milliards supplémentaires dès maintenant, en même temps la Caisse nationale d'Assurance Maladie de son côté entend restreindre encore les remboursements afin d’atteindre 3,9 milliards. Dans la même veine, les organisations syndicales de fonctionnaires sont sorties de la réunion avec leur ministre ayant une seule promesse : pas d'augmentation du point d'indice et donc pas d'augmentation des salaires, cette fin de non recevoir est cohérente avec les NAO se soldant globalement par un recul des salaires face à une inflation qui frôle les 3%. Si le patronat et le pouvoir s'emploient à diminuer le prix de la force de travail en expliquant que les caisses sont vides, cela ne les empêchent pas, bien au contraire pour le premier de voter des dizaines de milliards nouveaux en faveur de la guerre et au deuxième de les empocher sous forme de contrats. A leur slogan tout pour la guerre, répondons par : pas un sou pour la guerre impérialiste !
Que faire face à cette situation ? De notre point de vue, une seule voie possible, la lutte résolue tous ensemble, dans la durée et en même temps. Les syndicats de la fonction publique appellent le 29 septembre à une action pour les salaires, c'est un point de départ saisissons-le!
Sommaire :
Luttes
-Transports : les joies de la privatisation, manque de personnel sur une ligne de tram
-Union départementale du Tarn-et-Garonne : soutien aux camarades maltraités par l'anti-syndicalisme
-Vendée : Répression patronale à Fleury-Michon
-Un mouvement de grève a fortement perturbé le trafic du réseau T2C à Clermont-Ferrand et dans la métropole le 1er juillet
-Chamonix-Mont-Blanc : Mouvement de grève illimitée au train du Montenvers
-Soutien aux inspecteurs du travail
-TLV (Nord, Lys-les-Lannoy) Un mouvement de grève portant sur la réouverture des négociations salariales a eu lieu du 22 au 26 juin
-RHI Magnesita (Nord) à l'arrêt, près de 150 emplois menacés
-la lutte chez Flauraud (Clermont-Ferrand)
-Ambrois Orthopédie (Isère)
-À Aimargues, suppression de 40 postes chez Éminence
-Décathlon de Saint-Nazaire : nouvelle grève le 4 juillet
-Les Forges de Tarbes en difficulté
-A Dinan, des salariés de la Maison d’accueil spécialisée se mobilisent
-Le Coq sportif : la CGT maintient la pression
-Accidents du travail : 800 millions d’économie sur le dos des blessés
-La CGT dénonce la répression syndicale chez Idea services
-Les ambulanciers de la Manche poursuivent leur mobilisation
-L’intersyndicale CGT des salariés du champagne et la CFDT appellent à la grève
-Les salariés toujours mobilisés contre les suppressions de postes du groupe agroalimentaire Roquette
-Les salariés d’IFORM font grève
Dossiers ; Économie
-51ème congrès confédéral de la CFDT
-Déprescription, prévention, tarifs : les pistes de la Cnam pour économiser 3,9 milliards d’euros en 2027
-Fonderie de Bretagne
-La plus ancienne fabrique de dentelles de Calais va fermer
-Corée du Sud et IA
-Crise outre-Rhin chez les constructeurs d'automobiles
-Mouvement du capital : fusions et acquisitions en nette hausse
International ; Solidarité internationaliste
-Sommet de l'OTAN en Turquie: le Parti Communiste de Turquie déclare la semaine du 4 au 12 juillet "semaine anti-OTAN"
-La FSM et le sommet de l'OTAN en Turquie
-Une délégation du KKE a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP)
-Chine grève dans le bâtiment
-Royaume-Uni : Les éboueurs de Great Yarmouth se mettent en grève pour protester contre leurs salaires de misère
-Déclaration de solidarité de la FSM avec la lutte des enseignants en Turquie
Luttes
Transports : les joies de la privatisation, manque de personnel sur une ligne de tram
Depuis plusieurs jours, la circulation des trams sur la ligne T4 (Bondy-Aulnay-Montfermeil dans le 93) est perturbée par, selon les annonces sonores « conditions de mise en service non remplies ». Ce message sibyllin ne signifie pas que les trams sont en panne ou qu’un défaut d’alimentation électrique empêche le départ des trams : non, il s’agit du personnel qui ne se présente pas.
Que se passe-t-il ? La société d’exploitation Stretto, une société créée par Keolis (70% SNCF) et SNCF Voyageur, a remporté l’appel d’offre pour l’exploitation de cette ligne auprès de Ile de France Mobilités (IDFM) en 2023 durant de 7 ans à partir de mars 2025. Stretto, une émanation de la SNCF, a remplacé SNCF Transilien/SNCF Voyageurs avec au passage un transfert du personnel dont le contrat de travail a été modifié.
Stretto ne semble pas en mesure, après un peu plus d’un an d’exploitation de tenir ses engagements en termes de coûts d’exploitation et a reçu des rappels à l’ordre d’IDFM. La solution : réduire la masse salariale, le seul paramètre à la main de Stretto.
Ainsi, les usagers ne sont pas informés des vraies raisons de ce service de transport réduit. Et aucun syndicat, hélas, dont Sud Rail (72% aux élections professionnelles), ne les a éclairés.
Union départementale du Tarn-et-Garonne : soutien aux camarades maltraités par l'anti-syndicalisme
"Dans une période où le système dominant traverse l’une de ses crises les plus profondes, la classe capitaliste renforce son offensive contre notre classe. Les militants et militantes CGT responsables, mandatés, ou élus jusqu’aux travailleuses et travailleurs syndiqués, toutes celles et ceux s’organisant pour défendre les intérêts de notre classe sont aujourd’hui directement visés par l’anti-syndicalisme.
Il s’agit d’une stratégie politique assumée, visant à briser les capacités d’organisation de celles et ceux produisant les richesses. Dans notre département, la Maison du Peuple demeure un symbole de cette lutte de classe. La mairie de Montauban, passée à l’extrême droite, n’ose plus s’en emparer frontalement mais la laisse dépérir, fidèle à la logique fasciste qui consiste à affaiblir les lieux d’organisation des travailleuses et travailleurs en s’attaquant aux Bourses du Travail, berceaux historiques du syndicalisme CGT.
Le bloc bourgeois, du PS à l’extrême droite, utilise les mêmes leviers dans notre région comme à Foix, Carcassonne, Castres… Partout, les forces réactionnaires cherchent donc à réduire les libertés syndicales. Les ex-salariés d’Aymard, licenciés pour leur activité syndicale, poursuivent leur combat aux prud’hommes de Montauban afin de faire reconnaître la répression patronale contre la CGT. Une ex-Déléguée Syndicale CGT de Babilou de Montauban a été convoquée dernièrement à un entretien préalable, en vue d’un licenciement pour avoir initié la grève d’avril, une grève ayant contraint la direction à céder sur les revendications des salariées.
Régulièrement, nous le constatons, cette répression antisyndicale s’accélère de jour en jour. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à faire état d’attaques contre celles et ceux qui organisent un contrepouvoir et portent un changement de société. L’antisyndicalisme dépasse même les lieux de travail pour devenir une offensive politique.
Le 1er jugement de classe prononcé contre Jean-Paul DELESCAUT, Secrétaire Général de l’UD CGT du Nord, pour avoir défendu la cause du peuple palestinien, illustre cette volonté de criminaliser toute parole syndicale s’attaquant au sionisme et à l’impérialisme. La cour d’appel de Douai ayant par la suite prononcé sa relaxe. La 2ème mise en examen de Sophie Binet, après son soutien à une militante CGT de Tefal dénonçant l’usage des PFAS, confirme que toute contestation syndicale est désormais ciblée.
Au-delà du syndicalisme, ces attaques contre les autres forces progressistes (associations, partis politiques …) s’inscrivent dans une politique autoritariste cohérente, destinée à garantir qu’une minorité conserve la propriété privée des moyens de production par le pouvoir de décision pour accaparer les richesses. C’est la fonction même du fascisme: un outil politique au service du capital afin de maintenir son pouvoir en tentant de briser l’organisation de notre classe. Face à cette offensive, une seule réponse est possible : la lutte de classe, organisée, consciente et massive. La répression ne nous fera pas taire ! La solidarité est notre arme. L’organisation est notre force. Le changement de société par la lutte est notre horizon."
Vendée : Répression patronale à Fleury-Michon
L'article concernant la répression à Fleury-Michon en Vendée est intégralement publié dans le Communistes-Hebdo. vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien :
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/4015-repression-patronale-a-fleury-michon
Un mouvement de grève a fortement perturber le trafic du réseau T2C à Clermont-Ferrand et dans la métropole le 1er juillet
La grève a pour origine, l'inquiètude des salariés quant à l'avenir de la T2C avec le gel des embauches et l'absence de négociations salariales. Selon le délégué syndical CGT dont les propos sont rapportés par ICI1 : "On a des budgets qui ne sont pas finalisés et validés par les autorités décideuses, SMTC et métropole. Pour l'instant, les conséquences qu'on nous a données c'est gel des embauches, pas de négociations salariales cette année et la fin des dépenses qui ne sont pas essentielles".
Chamonix-Mont-Blanc : Mouvement de grève illimitée au train du Montenvers
Depuis le vendredi 3 juillet, la montée depuis Chamonix jusqu’à la Mer de Glace avec le train du Montenvers est perturbée. FO soutenue par la CGT a déposé un préavis de grève illimitée. Les syndicats estiment que depuis la mise en régie par le Conseil Départemental, "les démissions et les arrêts de travail se sont enchaînés". Les syndicats parlent aussi de répression contre les syndicalistes . Selon un représentant de FO : "le climat est délétère. Ils veulent renouveler le personnel en faisant fi des compétences et des connaissances que nous avons acquises. Ils s'attaquent à l'humain et ils font fi de la responsabilité qu'on a de transporter, en toute sécurité, plus de 500 000 voyageurs par an."
Soutien aux inspecteurs du travail
Soutien à Pierre et Benoit inspecteurs du travail convoqués en Conseil de discipline pour avoir fait leur travail !
En tant qu'inspecteur du travail, je sais à quel point il peut être difficile d'exercer ce métier. En 2020, j'ai été confronté à une répression violente initiée par le Ministère du Travail. Après plus de deux ans d'une bataille collective acharnée, nous avons gagné et démontré que faire respecter la loi ne devait pas être sanctionné.
Aujourd'hui, Pierre et Benoit, deux de mes collègues inspecteurs du travail en Isère, sont convoqués en Conseil de discipline pour avoir fait leur devoir : appliquer et faire respecter la réglementation du travail.
Malgré les pressions et les difficultés, le 1er mai dernier, ils ont décidé de contrôler, avec leurs collègues, des boulangeries occupant illégalement des salariés (et tous les commerces ouverts comme des supermarchés ou des cafés) pour défendre les droits des travailleurs.
Quelques mois auparavant, ils avaient en revanche refusé, comme d'autres collègues, de participer à une opération "place nette" organisée en prévision d'une visite de Retailleau, alors Ministre de l'intérieur.
La protection des droits des travailleurs et travailleuses comme seule boussole, ce n'est manifestement pas du goût du gouvernement.
Le 4 mai, ils sont convoqués au commissariat au prétexte d’une ancienne plainte de leur supérieure hiérarchique à leur encontre pour … harcèlement moral ! Ce qui leur est reproché ? Avoir dénoncé comme syndicalistes au sein du Ministère du travail… les conditions de travail dégradées, les sous effectifs chroniques, le management toxique etc. (situations d’ailleurs confirmées dans un récent rapport d’expertise indépendant).
Vide de contenu cette plainte -dont le seule but est de faire pression sur ces inspecteurs- est classée sans suite par le Procureur de la République.
Au lieu d'être salués pour leur intégrité et lavés de tout soupçon, Pierre et Benoît font désormais face à une cabale surréaliste du gouvernement Lecornu et du Ministre du travail Farandou pouvant mener à des sanctions disciplinaires à leur encontre. Ce traitement injuste vise à dissuader d'autres inspectrices et inspecteurs du travail de faire respecter les lois, par crainte de représailles.
Il est crucial de soutenir Pierre et Benoit, car l'inspection du travail est trop souvent la dernière digue qui tente de protéger les travailleurs. Leur combat est le nôtre : afin que le droit du travail ne s'efface pas devant les pressions politiques et les intérêts économiques.
En signant cette pétition, vous faites entendre votre voix aux côtés de celles et ceux qui luttent pour le respect de ce qu’il reste du Code du travail, et contre toute tentative d'intimidation ou d'atteinte à l'indépendance et à l'action des inspectrices et inspecteurs du travail.
Soutenez Pierre et Benoit et montrez au Ministère du Travail que de telles initiatives, tout au plus renforceront notre détermination collective à défendre les droits des travailleurs.
Une pétition de soutien circule, on peut la signer en ligne:
TLV (Nord, Lys-les-Lannoy) Un mouvement de grève portant sur la réouverture des négociations salariales a eu lieu du 22 au 26 juin
Dans cette entreprise fabriquant du matériel médico-chirurgical et dentaire, 80 % du personnel de production a arrêté le travail allant de la demi-journée, la journée et la semaine pour 50 % des effectifs. Malgré l'opposition de la direction, les salariés grévistes ont maintenu la pression toute la semaine et ont contraint la direction à négocier. Pour les NAO de 2026, ils ont obtenu 2,75 % d'augmentation.
RHI Magnesita (Nord) à l'arrêt, près de 150 emplois menacés
Les salariés des sites RHI Magnesita à Valenciennes et à Flaumont-Waudrechies étaient en grève mardi 30 juin dénonçant la fermeture annoncée de deux usines et des indemnités de départ jugées selon eux : "beaucoup trop faibles". Les 143 salariés nordistes risquent de perdre leur emploi. Selon le délégué CGT de l'usine de Flaumont-Waudrechies : "Les tensions arrivent car on approche la fin de la procédure mais depuis quelques semaines, les discussions sont totalement fermées. Vu la taille du groupe et vu les montants des bénéfices annuels, on se dit que la direction peut faire beaucoup mieux que ce qui est proposé actuellement". Le motif dénoncé par des salariés c'est la recherche d'un profit capitaliste plus important. L'un d'entre eux s'exprime ainsi : " "C'est beaucoup plus simple de produire dans des pays qui coûtent moins cher, notamment en Asie. RHI Magnesita a justement racheté des usines en Asie ces dernières années dans ce but".
La lutte chez Flauraud (Clermont-Ferrand)
Au 14ème jour de grève, la direction ouvre une porte... celle de la salle de réunion. Pour le reste, c'est toujours le mur. Dans un communiqué publié sur facebook, l'UL CGT Clermont-Ferrand indique: "14 jours durant lesquels 90 % des salariés de la plateforme logistique FLAURAUD ont cessé le travail pour défendre leurs emplois, leurs magasins et l'avenir de leur entreprise2.
Le 29 juin, la nouvelle direction avait annoncé vouloir "faire un pas" et "ouvrir une porte" en recevant une délégation syndicale. La seule porte qui était ouverte était celle de la salle de réunion. Sur le fond, aucune avancée. Aucun engagement. Un dialogue fermé. Depuis maintenant trois mois, la direction reste enfermée dans une posture de mépris et d'obstination, refusant d'entendre les propositions des représentants du personnel. Plus grave encore, elle feint aujourd'hui de découvrir les revendications des salariés, alors que depuis trois mois les élus n'ont cessé de présenter des alternatives sérieuses, argumentées, étayées par des chiffres et des expertises démontrant que le projet de PSE – prévoyant la fermeture de 9 magasins, le licenciement de près d'un tiers des salariés de l'entreprise (109 en France), dont une vingtaine sur la plateforme logistique – n'apporte aucune garantie quant à la pérennité de l'entreprise. Une nouvelle réunion a été demandée dès ce mardi afin de tenter de sortir de ce conflit. La direction a déjà fait savoir qu'elle ne s’y rendra pas car "leur emploi du temps est trop chargé" ! Visiblement, elle considère avoir des priorités plus importantes que l'avenir de centaines de salariés et de leurs familles. Dans le même temps, elle devra répondre de ses actes devant le juge des référés du tribunal judiciaire. En effet, la direction a choisi le passage en force en organisant ce qui s’apparente à un véritable « lock-out » : désactivation des cartes de pointage empêchant les salariés grévistes de reprendre leur poste, interdiction faite aux élus et responsables syndicaux d'accéder à leur local syndical, impossibilité d'utiliser les sanitaires… le tout alors que notre pays traverse un épisode de canicule exceptionnel...La colère des salariés est aujourd'hui à la hauteur du mépris qui leur est opposé. Malgré tout, les grévistes restent déterminés et continueront à défendre leurs emplois, leurs magasins et un projet alternatif viable, face à une direction qui, jusqu'à présent, oppose le silence, le mépris et l'intransigeance à toutes les propositions formulées."
Ambrois Orthopédie (Isère)
Grève mardi 07 juillet toute la journée avec possible reconduction pour exiger l'organisation des élections professionnelles et le maintien de l’entreprise dans la convention collective de la métallurgie.
Les camarades sont de tout jeunes syndiqués et mènent une lutte acharnée contre leur direction sans avoir de mandats syndicaux pour le moment, ils ont donc besoin de la solidarité militante.
A Aimargues, suppression de 40 postes chez Éminence
Les salariés de l'entreprise de confection de sous-vêtements Eminence à Aimargues sont en colère : ils viennent d'apprendre la suppression de 40 postes sur le site gardois. La CGT les a appelé à débrayer le 7 juillet. L'entreprise supprime des postes, pour produire ailleurs et moins cher. Le délégué CGT dénonce cette délocalisation : ajoutant : " c'est notre entreprise, c'est à nous."
Décathlon de Saint-Nazaire : nouvelle grève le 4 juillet
C'est la troisième mobilisation en un mois. Samedi 4 juillet 2026, les salariés de Décathlon étaient à nouveau appelés à faire grève partout en France. La mobilisation avait commencé le 6 juin à l'appel de l'UNSA, la CFDT, la CGT, la CFTC et la CFE-CGC. L'action s'était poursuivie samedi 27 juin. Dans le magasin de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), près de la moitiè des salariés se sont mis en grève le 4 Juillet. Ils demandent l'augmentation de leur salaire et dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.
Les Forges de Tarbes en difficulté
Le 11 juin, Europlasma, maison mère des Forges de Tarbes, a annoncé une perte nette de 35 millions d'euros pour 2025 et reconnu ses incertitudes sur sa capacité à poursuivre son activité. Dans le même temps, plusieurs filiales du groupe ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire : Satma Industries, FP Industries puis, début juillet, la Fonderie de Bretagne. Le délégué syndical interroge : "Comment ne pas penser que les Forges de Tarbes pourraient être les prochaines ?". Le délégué affirme avoir alerté depuis plusieurs années au sujet des fragilités d'Europlasma. Mais en 2021, le groupe girondin a été accueilli comme un sauveur. Pour financer la reprise, rappelons le, Europlasma s'appuie sur Alpha Blue Ocean, un fonds d'investissement domicilié aux Bahamas et à Dubaï, dirigé par les Français Pierre Vannineuse et Hugo Pingray. Le fonds est régulièrement critiqué pour ses financements dits "alternatifs" – par obligations convertibles assorties de bons de souscription d'actions (OCABSA) –, un mécanisme permettant de convertir progressivement une dette en actions nouvelles. Mais à chaque conversion, la participation des actionnaires existants est diluée, entraînant un effondrement du cours de Bourse, aux détriments des petits porteurs et de leurs économies. Les militants de la CGT ayant dénoncé cette situation ont été l'objet de menaces et même d'un licenciement finalement refusé et quia conduit à une réintégration. Confier l'industrie d'armement au privé, c'est à dire soumis à la loi du profit va à l'encontre de la souveraineté nationale. Il faut exiger la nationalisation complète de l'industrie d'armement.
Salaires, effectifs : la grève se poursuit chez Decathlon
Les salariés du magasin Decathlon de Mont-Saint-Martin ont de nouveau exprimé leur colère samedi en faisant grève. Comme beaucoup d’autres en France, revendiquant une augmentation salariale et de meilleures conditions de travail. « Decathlon fait 900 millions d’euros de bénéfices et les actionnaires reçoivent 454 millions d’euros de dividendes, mais nous, à la base, on ne reçoit rien. Pire : on voit nos effectifs baisser et la charge de travail augmenter. Ça ne peut plus durer. Il y en a marre de voir les riches devenir toujours plus riches et l’écart se creuser avec les autres classes », dénonçait le délégué syndical Unsa Snad, premier syndicat au sein de l’entreprise. On reprendra nos actions en septembre : « les négociations annuelles obligatoires sont stoppées, car il n’y a pas d’échanges possibles pour l’instant. »
A Dinan, des salariés de la Maison d’accueil spécialisée se mobilisent
Les syndicats alertent sur le mal-être profond des professionnels, à l’appel de la CGT Coallia et de l’USD CGT Santé action sociale 22, les salariés de la Maison d’accueil spécialisée de Dinan (Côtes-d’Armor) se sont rassemblés protestant contre « des conditions de travail qui se dégradent »… « un manque de communication » et la mise à pied temporaire d’un de leur collègue.
Le Coq sportif : la CGT maintient la pression
La CGT organise un rassemblement le 7 juillet devant le site de Romilly-sur-Seine pour défendre les emplois et exiger des comptes et garde un cap offensif autour de l’avenir du Coq sportif.
En 2025, les quatre « imposteurs de la finance suisse », du fond financier AIRESIS afin d’avoir le marché, avaient mis en avant la relocalisation de l’emploi productif en France, avec la promesse de recréer le berceau de l’usine de production à Romilly-sur-Seine (Aube)…Une belle campagne de communication « Made in France », afin de relancer sa marque à ce moment-là au plus bas…
Malheureusement, la suite on la connaît ! Aucune embauche recréé en France : aides versées 2,9 millions d’euros accordé par le comité d’organisation des jeux olympiques, un prêt garanti de l’État d’un montant de 30 millions d’euros, 12,5 millions d’euros d’aide consenti par la BPI, etc. etc. Au total, plus de 50 millions d’euros d’aides publiques en tous genres. 363 emplois directs dont 147 à Romilly-sur-Seine sont menacés. La vitrine des Jeux olympiques devait faire décoller les ventes en 2023, le contraire s’est produit.
L’entreprise s’est enfoncée dans les pertes, avec plus de 6,9 millions d’euros en 2022 et quatre fois plus en 2023 soit un total de 28,24 millions d’euros ! Les salariés exigent des comptes.
Accidents du travail : 800 millions d’économie sur le dos des blessés
Sournoisement l’exécutif rogne les droits des salariés malades. Après une offensive contre les arrêts maladies, cette fois l’indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) sont dans son viseur.
le ministre du Travail a convoqué la présidente Medef de l’AT-MP et les deux vice-présidents CFDT et CGT, en leur disant, « il faut me trouver 800 millions d’euros d’économies, et si vous ne les trouvez pas, on va prendre un décret » La branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) générera un déficit d’1 milliard d’euros en 2026 et 1,5 milliard en 2027". Les syndicats et le patronat devront "définir les mesures d’économies qu’ils jugent pertinentes" avant le 14 juillet pour "un premier retour" avant de soumettre leurs propositions finales d’ici "fin septembre", a précisé le ministère. Parmi les mesures évoquées, les syndicats ont notamment cité une hausse des cotisations AT-MP concernant les employeurs ou une baisse de l’indemnisation journalière AT-MP par la Sécurité sociale. Par ailleurs, le calcul des cotisations pourrait être bouleversé et les indemnités devenant imposables. De son côté, le gouvernement prévoit "de baisser le plafond d’indemnisation, à 1,8 Smic", à charge aux complémentaires de compenser, Vive le dialogue sociale permettant de faire la poche des salariés accidentés!
La CGT dénonce la répression syndicale chez Idea services
Chez IDEA logistique, sur le site d’Airbus à Bouguenais, des membres de la CGT sont convoqués pour des entretiens préalables à licenciements. « Nous avons révélé des propos insultants tenus par une cheffe de file, fin avril, à l’encontre d’une salariée »... Après avoir signalé ces remarques insultantes envers une collègue, l’élue CGT d’Idea services et quatre autres personnes ont été convoquées à un entretien par la direction. La CGT dénonce une preuve de plus de la répression syndicale en cours dans bon nombre d’entreprises.
Les ambulanciers de la Manche poursuivent leur mobilisation
Ils transportent chaque jour des patients vers les urgences, les consultations ou leur domicile. Ils tirent la sonnette d’alarme, demandant simplement de pouvoir continuer à exercer leur métier.
L’appel des quatre fédérations nationales s’étend progressivement à toute la France , il est très suivi.
Environ deux entreprises de transport sanitaire cesseraient leur activité chaque semaine. Près de 150 défaillances ont été enregistrées en 2025, contre une trentaine à une quarantaine lors d’une année habituelle. Une importante manifestation à Rennes regroupant normands et bretons. D’autres rassemblements sont organisés à Lyon, Marseille ou encore Toulouse afin de maintenir la pression sur le gouvernement. Nous demandons simplement de pouvoir payer correctement nos salariés, remplacer nos ambulances et continuer à assurer un service indispensable à la population.
« Depuis la guerre en Ukraine, nos charges ont augmenté d’environ 30 %, alors que nos tarifs n’ont progressé que de 2 à 3 % on ne peut plus absorber un tel écart. »
Les représentants de la profession dénoncent également les délais de paiement des hôpitaux publics. Si la réglementation prévoit un règlement sous 50 jours, certains établissements dépasseraient les 100 jours…. « Les hôpitaux ont eux-mêmes des difficultés, mais toute la chaîne finit par être en tension. » Une ambulance de secours équipée coûte désormais jusqu’à 150 000 euros.
L’intersyndicale CGT des salariés du champagne et la CFDT appellent à la grève
La remise en cause de l’article C.262 – Prime de fin d’année – est un cheval de Troie. Aujourd’hui, le patronat vise les absences de courte durée et les faits de grève. Les salariés sont déjà pénalisés lorsqu’ils font grève par la perte de salaire. En voulant ajouter une sanction supplémentaire sur la prime de fin d’année, le patronat du champagne cherche à dissuader les salariés d’utiliser leur droit de grève. La convention collective du Champagne n’a pas été offerte par le patronat. Elle est le fruit de décennies de luttes, de grèves et de mobilisations collectives. Elle ne doit pas être détricotée morceau par morceau.
Les salariés toujours mobilisés contre les suppressions de postes du groupe agroalimentaire Roquette
Près de Lille les salariés dénoncent le plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant la suppression de 280 postes sur l'usine de Lestrem (Pas-de-Calais). Le site de Lestrem emploie 2800 personnes et en fait la plus grande amidonnerie de blé en Europe. L'usine fabrique des produits à destination du marché pharmaceutique. Roquette Frères compte également des sites de production à Vic-sur-Aisne, Vecquemont (Somme) et Beinheim (Bas-Rhin).
Les salariés d’IFORM font grève
Les salariés de l’IFORM de Coutances (Manche) ont fait grève à l’Institut de formation aux métiers de l’artisanat de la Manche protestant contre le non-renouvellement de CDD d’assistants d’éducation. Ce mouvement est soutenu par l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et CGC.
Dossiers ; Économie
51ème congrès confédéral de la CFDT
Le 51ᵉ congrès confédéral de la CFDT s’est tenu à Bordeaux du 22 au 26 juin 2026. Il a réuni environ 1620 délégués et militants afin de dresser le bilan de la mandature 2022-2026 et définir les orientations de l’organisation pour les quatre années à venir.
Les principales orientations adoptées autour de plusieurs thèmes :
-Le renforcement du dialogue social : la négociation collective, réaffirme la CFDT, demeure le moyen privilégié pour obtenir des avancées sociales et améliorer les droits des salariés.
-Le pouvoir d’achat et les salaires : le congrès demande une progression des rémunérations, une meilleure reconnaissance des qualifications et un partage plus équitable des richesses produites.
-La transition écologique : la résolution « Au travail pour le climat » place la transition environnementale au cœur de l’action syndicale, avec l’objectif d’accompagner les transformations industrielles tout en protégeant l’emploi et les travailleurs.
-La protection sociale : la CFDT réaffirme son attachement à un système solidaire de Sécurité sociale et à des services publics de qualité.
-L’Égalité et la lutte contre les discriminations : le congrès renforce les engagements en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, de l’inclusion et de la lutte contre toutes les formes de discrimination.
-La démocratie et la lutte contre l’extrême droite : les congressistes ont adopté une résolution appelant le syndicat à combattre les idées d’extrême droite, considérées comme incompatibles avec les valeurs de solidarité, de démocratie et de justice sociale.
Concernant la vie interne de la CFDT, le congrès a également adopté les résolutions internes sur : le fonctionnement démocratique de la confédération ; l’évolution des statuts et des chartes ; le renouvellement des instances dirigeantes; le renforcement de la place des jeunes et de la participation des adhérents.
La secrétaire générale a présenté un bilan marqué par les mobilisations de ces dernières années, notamment sur les retraites, et a appelé la CFDT à poursuivre une stratégie fondée sur l’indépendance syndicale, la négociation et la recherche de compromis permettant d’obtenir des résultats concrets pour les salariés.
Force est de constater pour l’ensemble des syndicats, du faible taux de syndicalisation en France, avec une proportion de salariés encartés se situant autour de 10% en 2019 et 7.8% aujourd’hui rien que dans le secteur privé. De plus, « les ordonnances Macron » de 2017 ont compliqué la tâche des élus du personnel dans les entreprises et les syndicats ont du mal à les accepter.
En résumé : le congrès de Bordeaux confirme une ligne syndicale reposant sur : un syndicalisme de négociation et de proposition ; la défense du pouvoir d’achat et de l’emploi ; l’accompagnement social de la transition écologique ; le renforcement du dialogue social ; la défense de la démocratie et des libertés syndicales. Ces orientations constituent la feuille de route de la CFDT pour la mandature 2026-2030.
Déprescription, prévention, tarifs : les pistes de la Cnam afin d’économiser 3,9 milliards d’euros en 2027
Dans son rapport annuel3 " Charges et produits " (dépenses et recettes), qui éclaire le gouvernement en amont de la préparation du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), la Cnam formule des pistes d’économies à hauteur de 3,9 milliards d’euros. Alarmiste sur la situation financière, elle privilégie une approche pluriannuelle pour retrouver une " trajectoire soutenable et durable ".
Fonderie de Bretagne
L'audience au Tribunal de Commerce de Lorient s’est tenue le 3 Juillet. Dans un communiqué, le syndicat CGT tient à remercier l'ensemble des salariés, les soutiens et les élus (trop peu nombreux à notre goût) présents à ses côtés pour soutenir les salariés.
Voici les conclusions :
-Mise en redressement judiciaire de Fonderie De Bretagne Industries
-Mise en place d'une administration judiciaire de niveau 3 voulant dire que la direction d'EUROPLASMA est évincée de toutes les décisions concernant l'entreprise.
-Nouvelle audience le 17 juillet 2026 au TC de Lorient avec des conditions suspensives à lever pour la
-continuité de l'activité à savoir : l'apport de cash pour financer la période et la preuve que l'entreprise peut redémarrer
Selon la CGT : "La situation est loin d'être gagnée et le timing est serré. Il est clair qu'un avenir est possible à Fonderie De Bretagne. Le syndicat CGT ainsi que l'ensemble des salariés en sont convaincus. Maintenant, le sort de FDB n'est plus entre leurs mains. Après les beaux discours de soutien qui fleurissent depuis un moment, place aux actes !"
La plus ancienne fabrique de dentelles de Calais va fermer
Darquer, un des acteurs historiques de la dentelle de Calais, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer. La société, employait 45 salariés, elle va définitivement cesser son activité.
Corée du Sud et IA
La Corée du Sud fait de l'IA une priorité. Sous l'impulsion du gouvernement, plus de 500 milliards d'euros vont être investis dans le secteur favorisant notamment le développement de la production des puces mémoires servant à stocker les données nécessaires aux fonctionnement de l'IA . Les groupes SK Hynix et Samsung Electronics, déjà leader mondiaux sur ce marché, devraient construire 4 nouvelles usines pour répondre à la demande toujours croissante. De plus, la Corée compte développer ses propres centres de données et des solutions d'IA physique (par exemple l'IA intégrée dans les voitures destinées à être autonomes).
Crise outre-Rhin chez les constructeurs d'automobiles
Face à la chute des ventes de voitures combiné à la concurrence chinoise et à l’augmentation es droits de douanes, les entreprises Volkswagen et Mercedes décident de prendre des mesures drastiques. Le secteur reçoit des investissements massifs mais voit ses marges se réduire. En réaction, les entreprises envisagent des plans de fermetures d’usine et de délocaliser leur production en Hongrie et supprimer des postes.
Les attaques du droit du travail reprennent aussi avec l’éventualité d’un retour aux quarante heures de travail hebdomadaire sans compensation salariale et le gel des primes annuelles.
Le syndicat IG Metall s’oppose fermement à cette politique de réduction des coûts. Trente trois milles salariés se sont déjà mobilisés et se préparent à un dialogue avec le gouvernement de Merz qui attend des propositions d'amélioration de la compétitivité du marché.
Seule la mobilisation des travailleurs et le rassemblement des syndicats contre les déboires du capitalisme en crise seront déterminantes afin d’éviter d’éventuelles suppressions estimées à cent mille emplois d’ici 2030 !
Mouvement du capital : fusions et acquisitions en nette hausse
Depuis le début de l’année 2026, les M&A (ou merger and acquisition) ont battus des records. Selon LSEG 24.000 transactions ont été signés ou annoncés c’est équivalent à une hausse de valeur de 49% comparé à 2025. De manière générale cela dépasse une barre mise en 2021 des 2,8 trillions de dollars et fait du début d’année 2026 le plus actif depuis le début des relevés en 1990. Plusieurs grands groupes européens sont aux avant-postes de cette frénésie en effet. La croissance des transactions européenne on l’observe, est plus importante que celle vue au États-Unis. Citons par exemple la vente de SFR au début de l’année ou encore Engie qui s’est offert UK power networks.
Les entreprises, semble-t-il, se retrouvent dans ce mouvement non seulement en raison de la vague de M&A aux États-Unis mais aussi en raison de la « souplesse » de Donald Trump sur les questions « antitrust ».
L’intérêt concernant les États-Unis ne faiblit donc pas, le laboratoire Servier par exemple a récemment acquis l’entreprise américaine Edgewise Therapeutics et Publicis et annoncé son rachat de Live Ramp. En effet les entreprises cherchent à diversifier leur achat pour « sécuriser leur croissance » et spécifiquement vers les États-Unis où la croissance est semble-t-il plus importante.
Le PDG de CMA-CGM est un des plus actifs, ayant promis 20 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis où il a récemment acheté 80 entrepôts logistiques de Fedex dans le but de se consolider dans le pays.
L’Union Européenne veut aussi une « mise à jour » des règles de la politique de concurrence permettant aux entreprises de rêver à des consolidations de plus en plus fortes.
International ; Solidarité internationaliste
Sommet de l'OTAN en Turquie : le Parti Communiste de Turquie déclare la semaine du 4 au 12 juillet : "semaine anti-OTAN"
Le Parti communiste de Turquie (TKP) a proclamé la semaine du 4 au 12 juillet " semaine anti-OTAN " en réaction au sommet de l'OTAN celle-ci se tiendra à Ankara durant cette même semaine. Le parti organisera des manifestations et des événements publics dans plusieurs villes du pays et accueillera un sommet international à Istanbul. Ce sommet réunira des partis communistes et ouvriers des pays membres de l'OTAN, également des représentants du Conseil mondial de la paix et de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD). L'objectif de cette rencontre est d'exprimer une opposition commune et inflexible aux derniers projets de l'OTAN. Cette réunion se tient en réponse au sommet de l'OTAN, où seront débattues des décisions qui devraient avoir de graves conséquences pour le peuple turc et le monde. Elle offrira aux communistes une tribune pour analyser les politiques hostiles aux populations menées par l'OTAN dans leurs pays respectifs, aborder les priorités actuelles de la lutte anti-impérialiste et échanger des expériences sur les moyens de renforcer la coopération internationale contre l'OTAN. L'événement sera ouvert à la presse et les conclusions de la réunion seront rendues publiques immédiatement. Cette réunion permettra de révéler au grand jour le vrai visage de l'OTAN et de renforcer la conscience anti-impérialiste. De plus, elle servira d'avertissement aux gouvernements du monde entier contre toute implication accrue dans les plans de guerre impérialistes.
La FSM et le sommet de l'OTAN en Turquie
La Fédération syndicale mondiale (FSM), voix combative de 105 millions de travailleurs, condamne sans équivoque la violation des droits démocratiques et syndicaux en Turquie, à l'approche du 36e sommet de l'OTAN qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet. Le sommet de cette année se déroule dans un contexte d'intensification des conflits entre les États-Unis, l'Union européenne et d'autres États impérialistes, de persistance et d'aggravation de nombreux foyers de guerre critiques, ainsi que d'augmentation des dépenses militaires ; cette situation exacerbe la confrontation et intensifie les préparatifs ainsi que le risque d'un conflit impérialiste généralisé, aux conséquences désastreuses pour les couches populaires et les citoyens ordinaires. Plus précisément, le gouvernement turc a décidé d'imposer un quasi-confinement à Ankara, interdisant toute action pendant 13 jours, du 28 juin au 10 juillet, dans le but de faire obstacle à toute protestation ou manifestation contre le sommet de l'OTAN. Cette décision bafoue de manière flagrante les droits démocratiques et restreint le droit de réunion et de manifestation. En conséquence de ces pratiques illégales et antidémocratiques, environ 200 personnes ont déjà été arrêtées à deux semaines du sommet. La FSM exprime sa solidarité totale avec ses organisations affiliées, avec les autres syndicats combatifs et mouvements progressistes préparant une manifestation de masse la semaine prochaine afin de protester contre le sommet de l'OTAN et les plans sanguinaires des impérialistes. Le mouvement syndical international de classe exige la libération immédiate de tous les manifestants détenus et le respect intégral des droits démocratiques ; il appelle les travailleurs du monde entier à intensifier leur lutte pour la dissolution de l'OTAN et de toutes les coalitions militaires, en faveur de l'abolition totale des armes nucléaires et pour le respect de l'indépendance et de la souveraineté de tous les États.
Une délégation du KKE a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP)4
Une délégation du KKE, composée des camarades Giorgos Marinos, membre du Bureau Politique du Comité central du KKE, et Aris Evangelidis, membre du Comité central du KKE, a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP). Kemal Okuyan, Secrétaire Général du Comité central du TKP fut l'orateur principal tandis que G. Marinos a adressé une salutation, indiquant:
Nous remercions chaleureusement la direction du Parti Communiste de Turquie et nous transmettons à tous les participants nos salutations fraternelles au nom du KKE. Nous soutenons la lutte du TKP et ses actions contre le sommet de l'OTAN. Nous dénonçons la décision des autorités turques d'interdire les manifestations à Ankara et toute forme de répression.
Le KKE participe de manière militante aux événements du TKP afin que les deux partis condamnent conjointement cette alliance prédatrice, les bourgeoisies et leurs gouvernements qui préparent des plans infâmes et entraînent les peuples dans des guerres et des projets impérialistes.
L'OTAN, depuis sa création en 1949, a été le gradien du capitalisme, le bras armé de l'impérialisme contre les peuples, une force anticommuniste dont les tirs visaient l'Union soviétique, un ennemi de la construction socialiste et du mouvement révolutionnaire.
Après la contre-révolution, l’OTAN poursuit son expansion et multiplie les actions militaires, jouant un rôle particulier dans les dangereux antagonismes impérialistes internationaux. Nous suivons les contradictions au sein du camp euro-atlantique, entre les États-Unis et l'UE, et nous déclarons que quelle que soit la forme que prenne l'OTAN, «globale» ou «européenne», modèle 2.0 ou 3.0 comme on en parle actuellement, elle sera tout aussi dangereuse pour les peuples.
L'adhésion simultanée de la Grèce et de la Turquie à l'OTAN en 1952 servait les intérêts de la bourgeoisie et continue de nuire aujourd'hui aux peuples turc et grec, qui ont lourdement souffert de ce parcours sanglant marqué par des dizaines de guerres impérialistes, d'interventions et de coups d'État, menés par les États-Unis et de puissantes puissances européennes.
Le KKE a condamné la création de l'OTAN et l'adhésion de la Grèce. Le parti a dénoncé le gouvernement bourgeois de l'époque ainsi que les autres partis bourgeois. Il a appelé le peuple à résister, alors que son action était interdite.
Quarante jours après la ratification de l'adhésion à l'OTAN par le Parlement grec, le héros communiste Nikos Belogiannis fut assasiné, exécuté par la bourgeoisie.
Le KKE est aujourd'hui en première ligne de la lutte, organisant d'importantes manifestations afin d’empêcher notre pays à participer aux guerres et interventions de l'OTAN. Notre parti a joué un rôle important ces dernières années suite au déclenchement de la guerre impérialiste en Ukraine entre les États-Unis, l'OTAN et l'UE d'une part, et la Russie capitaliste d'autre part.
Des centaines de mobilisations ont eu lieu après l'attaque criminelle menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, pour condamner l'implication profonde de notre pays, sous la responsabilité du gouvernement de la Nouvelle Démocratie et des autres partis bourgeois.
Des marches de masse rassemblant des milliers de personnes ont été organisées devant l'ambassade des États-Unis, des trains transportant des missions et des équipements de l'OTAN ont été bloqués et des manifestations populaires massives ont eu lieu s'opposant à la visite de navires états-uniens et de l'OTAN dans le port du Pirée et dans d'autres ports du pays. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de répression et nos camarades sont persécutés. Les sentiments anti-impérialistes de notre peuple sont profondément enracinés et ne peuvent être domptés par les défenseurs de l'impérialisme euro-atlantique, c'est-à-dire les partis libéraux et sociaux-démocrates, et les forces opportunistes.
Nous luttons sans relâche pour la fermeture des bases des États-Unis et de l'OTAN, et le retour des forces armées grecques engagées dans des missions impérialistes à l'étranger.
Nos luttes sont liées à la grande cause du renversement du système capitaliste pourri afin d'ouvrir la voie à une société socialiste-communiste et de nous désengager de l'OTAN et de l'UE, avec le peuple aux commandes.
Nous réfutons avec détermination les mythes selon lesquels l'OTAN et l'UE assureraient la sécurité des peuples. Toute alliance impérialiste exprime et protège les intérêts des monopoles.
Nous poursuivons notre lutte dans un contexte d'antagonismes impérialistes exacerbés, marqué par la confrontation sino-américaine pour la conquête de la position dominante au sein du système capitaliste, ce qui crée les conditions propices à de nouvelles guerres généralisées.
La force motrice est la lutte indépendante des peuples en faveur de leurs propres intérêts, organisée par les communistes.
Nous intensifions nos efforts afin de développer davantage la solidarité, l'amitié et la lutte commune entre les peuples turc et grec. Nos partis ont tissé des liens de camaraderie étroits; ils participent à l’Action Communiste Européenne et à la Revue Communiste Internationale; ils luttent pour le renversement du monde d’exploitation et de guerre, la construction d’un monde de progrès, de socialisme-communisme, l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Vive l’internationalisme prolétarien!
Vive la lutte commune du TKP et du KKE!
Chine grève dans le bâtiment
Des ouvriers du bâtiment travaillant sur un projet lié à l'hôpital universitaire de Chine occidentale de l'Université du Sichuan à Aba, dans la province du Sichuan, se sont mis en grève collective protestant contre le non-paiement de leurs salaires. Ce projet, une base de recherche pour la prévention et le traitement des maladies liées à l'altitude, est réalisé par l'entreprise de construction Huaxi n° 12. Les données sont encore rares, mais le problème est bien connu. Les ouvriers du bâtiment effectuent un travail physiquement exigeant, souvent par le biais de contrats à durée déterminée et d'emplois temporaires. Au fur et à mesure de l’avancement de projet, les promoteurs, les sous-traitants et les autorités locales se renvoient la balle, les travailleurs les plus modestes se retrouvent sans salaire. Le non-paiement des salaires n'est pas un simple problème administratif. C'est un vol commis au détriment des travailleurs. Le travailleur a déjà vendu sa force de travail, fourni son corps, son temps et ses compétences. Lorsque les salaires ne sont pas versés, le capital s'approprie le fruit du travail sans respecter l'obligation la plus élémentaire du contrat de travail. Ce phénomène est particulièrement révélateur lorsqu'il se produit dans un projet lié à la santé et à la recherche. Les bâtiments publics et communautaires sont souvent présentés comme des exemples de développement, de modernisation et d'investissement social. Pourtant, s'ils sont construits grâce à des salaires impayés ou versés en retard, même ce « développement » repose sur l'exploitation directe des travailleurs. Le secteur de la construction en Chine communiste de marché a longtemps été un moteur de croissance économique. Mais derrière les nouveaux hôpitaux, les centres de recherche, les ensembles résidentiels, les routes et les infrastructures, se cachent des millions de travailleurs supportant souvent les risques : retards de salaire, conditions de travail dangereuses, contrats précaires et faibles possibilités de faire valoir leurs droits. La grève d'Aba le montre, les travailleurs refusent que leurs salaires soient considérés comme un poste secondaire dans le budget du projet. Lorsque toutes les autres routes sont bloquées, le refus collectif de poursuivre le travail persiste. La dépendance du capital à l'égard du travail devient flagrante. La revendication des travailleurs est élémentaire : payer leurs salaires. Mais c'est précisément ce qui la rend si puissante. Elle révèle le caractère de classe de tout le système. Une société peut construire des centres de recherche de pointe, tout en laissant les ouvriers qui les construisent peiner à gagner leur vie. Ce n'est pas du socialisme. C'est de l'exploitation capitaliste, concrètement incarnée dans le secteur de la construction.
Royaume-Uni : Les éboueurs de Great Yarmouth se mettent en grève protestant contre leurs salaires de misère :
Une centaine d'agents d'entretien et de services de Great Yarmouth ont voté la grève suite à une proposition d'augmentation salariale de 3,3 %. Ces travailleurs sont employés par la société municipale Great Yarmouth Services et effectuent notamment la collecte des ordures ménagères, le nettoyage des rues, l'entretien des arbres et des parcs, et le creusement de tombes. Selon le syndicat, pour nombre d'entre eux, cette proposition salariale n'aurait même pas compensé la hausse du salaire minimum. Concrètement, cela signifie que des personnes effectuant un travail pénible, salissant et socialement essentiel se voient proposer une augmentation n'améliorant en rien leur situation réelle. Les travailleurs, affirme le syndicat Unité ont été accueillis avec condescendance par des représentants locaux. On leur a dit qu'ils devraient se contenter du salaire minimum car la région est pauvre et mal rémunérée, et qu'ils pourraient sinon chercher du travail dans les supermarchés. Ceci illustre le cynisme du capital et de l'administration bourgeoise dans toute sa splendeur. On crée d'abord une zone de bas salaires et de pauvreté. Ensuite, la pauvreté sert de prétexte pour maintenir les salaires à un niveau bas. On dit à la classe ouvrière qu'elle doit accepter ses conditions car tout le monde autour d'elle est pauvre. Lors du vote sur la grève, Les travailleurs, affirme également le syndicat, ont été victimes de menaces et de tentatives d'intimidation. On leur a dit qu'une grève pourrait entraîner leur licenciement et qu'ils seraient remplacés par du personnel intérimaire.
Déclaration de solidarité de la FSM avec la lutte des enseignants en Turquie5
La FSM exprime sa solidarité internationaliste avec la lutte des enseignants en Turquie qui, depuis des années, résistent par diverses formes d'action aux politiques de privatisation ayant systématiquement sapé la sécurité de l'emploi, les conditions de travail et les droits fondamentaux des travailleurs de l'enseignement. Malgré de nombreuses réunions officielles avec le ministère de l'Éducation nationale, la Commission parlementaire de l'éducation et le ministère du Travail, et les promesses du gouvernement, aucun progrès significatif n'a été réalisé. Par ailleurs, nous condamnons la violation systématique des droits et libertés syndicaux démocratiques. Nous exigeons la fin immédiate de toutes les détentions, restrictions et autres mesures visant à empêcher les enseignants d'exercer leurs droits syndicaux. De plus, nous réclamons l'annulation de l'exclusion de plus de 1 600 enseignants des postes dans la fonction publique. La FSM s'associe aux enseignants en lutte et au syndicat des enseignants luttant pour un emploi digne, des conditions de travail équitables et la pleine reconnaissance des droits syndicaux pour tous les travailleurs de l'éducation. Le mouvement syndical international de classe est solidaire de leur lutte et de leurs justes revendications.
1https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome-63/greve-a-la-t2c-le-trafic-sera-tres-perturbe-ce-mercredi-pas-de-tram-ni-de-tram-bus-1500561?at_medium=newsletter&at_chaine=ici&at_campaign=ici_quoti_actu&at_date=2026-06-30&at_detail=haute_loire
3 https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-07-02-cp-presentation-rapport-charges-et-produits-2027
4https://inter.kke.gr/fr/m-article/KKE-TKP-Notre-lutte-contre-lOTAN-pour-le-renversement-du-monde-dexploitation-et-de-guerre-est-commune/
Brochure : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société "
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