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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 74 du 13 juin 2022

773-07/06/2022 Ordre Infirmier : Non à l'inscription obligatoire ! L’Ordre Infirmier revient à la charge de manière plus violente que jamais.

 Après les menaces par le biais des cabinets de recouvrement, les courriers d’huissiers ou encore les intimidations pénales évoquant un éventuel exercice illégal de la profession, cette fois-ci c’est la convocation et l’audition au commissariat, avec photo anthropométrique et prise des empreintes digitales qui sont utilisées pour menacer les infirmières !

Cela suffit ! Plus de 53% des Infirmières Diplômés d'Etat ne sont pas affilié-e-s à ce que nous considérons comme inutile.
D’ailleurs, au cours de la crise COVID, à aucun moment ce fameux ONI n’a été présent pour défendre et protéger les professionnel-le-s lorsque les conditions de travail étaient telles qu’il fallait utiliser des sacs poubelles comme protections !
La pertinence de cet organisme a été dénoncée dès sa mise en place par les organisations syndicales. Pourquoi accepter de payer pour pouvoir exercer notre profession ?
Comment accepter pour les collègues fonctionnaires de subir la double peine en matière disciplinaire?
Alors que partout le manque de personnel infirmier conduit à la fermeture de lits et de services, le seul souci des dirigeants de l’ONI est de faire rentrer des cotisations qui serviront à faire fonctionner une structure dont la gestion financière pour le moins trouble a été dénoncée par la Cour des comptes. Les méthodes de l’ONI relèvent du racket, elles sont inadmissibles ! Aujourd’hui, un nombre important d'Infirmier-es Diplômé-es d'Etat reçoivent des rappels ou des relances.

KORIAN : un nouvel ORPEA ?
Après être passé magiquement à travers l’orage qui s’abat sur les groupes de santé privée lucrative, (ORPEA, BRIDGE), après avoir été cité dans le livre de Victor Castanet « Les fossoyeurs », KORIAN est de nouveau sous les feux de l’actualité à la suite de 30 plaintes déposées ce jour par des familles, notamment pour « homicide involontaire ». Ce n’est pas le fait de communiquer abondamment depuis plusieurs semaines sur la politique de l’entreprise (entreprise à mission, ratios d’encadrement, ouverture de l’actionnariat entreprise envers les salarié-e-s) qui rassure. Ces plaintes prouvent ce que les syndicats et les familles dénoncent depuis des années sur les conditions de travail, les remplacements des salarié-e-s absent-e-s, la maltraitance institutionnelle.
La CGT, partie civile dans d’autres plaintes similaires, suivra avec attention la communication de l’entreprise qui vient de sortir un communiqué de presse inconsistant.
Par l’intermédiaire de son avocat, le groupe KORIAN déclare : « Nous ne savons rien du détail de ces plaintes. Ces événements n'ont pas été portés à la connaissance des établissements et ça nous surprend beaucoup. Les familles savent à qui parler en cas de difficultés ».
Relations-familles...Un médiateur indépendant...
Leurs demandes sont traitées par ces services. En cas de dysfonctionnement, s'il y en a, KORIAN a l'obligation de saisir l'ARS ... etc.
La preuve que non, puisque ces familles sont obligées de passer par la justice pour se faire entendre !
La CGT continuera avec force d’accompagner les salarié-e-s dans leurs revendications d’une meilleure prise en charge des résident-e-s et réaffirme que ces structures ne doivent plus être entre les mains d’actionnaires, mais revenir dans le giron d’un grand service public de la santé.

Métallurgie (Vosges) : Convention Collective !!!
Durant les mois d’avril et mai, les organisations syndicales représentatives de la métallurgie des Vosges CGT, FO, CFDT et CFE/CGC se sont rendus dans les locaux de l’UIMM à Remiremont avec pour objet la négociation d’un accord autonome, en vue de la signature d’un accord de révision/extinction de la convention collective territoriale.
Cela fait suite à la signature le 7 février du nouveau dispositif conventionnel national par trois organisations syndicales. Seule la CGT a refusé de signer ce dispositif allant à l’encontre des salariés de la métallurgie.
Pourquoi négocier un accord autonome dans le département des Vosges ?
Suite à la signature du nouveau dispositif conventionnel par les organisations syndicales CFE/CGC, CFDT et FO, des négociations en territoires se sont ouvertes afin de négocier dans un accord autonome. Les spécificités et/ou acquis sociaux présents dans la convention collective de la métallurgie des Vosges et non repris dans le nouveau dispositif conventionnel. C’est le cas par exemple de la prime de vacances (660€ En 2022), de la valeur du point servant au calcul de la prime d’ancienneté entres autres.
Qu’en est-il des négociations dans le département des Vosges ?
Depuis la 1ère réunion en avril dernier, force est de constater que l’UIMM 88 ne souhaite pas négocier et se contente de vouloir nous imposer son projet d’accord de révision/extinction de la convention collective territoriale de la métallurgie des Vosges ainsi que son projet d’accord autonome. Malgré des propositions communes de plusieurs organisations syndicales, voulant intégrer des points à cet accord autonome permettant de garantir aux salariés de ne pas perdre sur leurs salaires et leur qualité de vie, toutes ces revendications ont été balayé.
L’UIMM prétextant que cela n’était pas dans leur mandat de négociation. Il est bon également de rappeler que s’il y a signature de l’accord révision /extinction, tous les accords d’entreprises faisant référence à la convention collective disparaîtront de fait. À plusieurs reprises, la CGT ainsi que les autres organisations syndicales ont essayé par la voie du dialogue social, de faire comprendre à l’organisation syndicale patronale qu’il était préjudiciable pour nos entreprises mais également pour l’attractivité de nos métiers, de restreindre les champs de la négociation et qu’il était impératif de trouver une issue, un accord à la hauteur des enjeux de ces négociations. Nous avons constaté durant ces réunions que l’UIMM est ouverte à la discussion et non à la négociation.
« C’est dans un contexte de négociations déloyales et d’une UIMM arrogante et irrespectueuse que la délégation CGT a décidé de ne pas signer ces accords. »

Culture : L’Opéra de Rouen Normandie et l’orchestre régional de Normandie (ORN) de Caen en grève. De mémoire de musicien, cela fait « dix ans, voire quinze » que les artistes de l’Opéra de Rouen Normandie n’ont pas fait grève. «40 ans pour l'orchestre de Caen»! Les musiciens de l’orchestre de l’opéra de Rouen et de l’orchestre régional de Normandie (ORN) de Caen, rejettent le projet « délétère » de la Région, premier contributeur financier de deux ensembles, de les fusionner.
À l’appel du Snam-CGT et de FO, l’orchestre de fosse de Rouen a déposé un préavis de grève mardi 14 juin 2022 pour la représentation de La Flûte enchantée à l’opéra de Rouen. « Déshabillage », « bricolage », « appauvrissement », « anéantissement de notre mission »… dénoncent les syndicats.
Les deux entités réalisent chacune environ 300 concerts, ateliers et médiation – dans les écoles, les hôpitaux, les prisons… – chaque année. Une seule entité ne pourra pas faire autant et donc certains publics vont en pâtir.
À terme, c’est un appauvrissement culturel qui se profile pour la région.

Aéroports : Entre 700 et 800 salariés de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle ont manifesté jeudi 9 juin 2022 pour réclamer des hausses de salaire, soit 300 € d’augmentation. Deux pistes sur les quatre dont dispose l’aéroport ont dû être fermées entre 07 h et 14 h en raison du nombre important de pompiers grévistes qui empêchaient de respecter les normes de sécurité, a indiqué ADP.
Dans le cortège des manifestants, appelés à se mobiliser devant le terminal 2E par sept organisations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa et SUD), le mot d’ordre était simple : 300 € d’augmentation pour tous les salariés travaillant sur la plate-forme de Roissy. Le cortège a ponctuellement engendré des blocages routiers, mais sans perturbation majeure. « Si on n’augmente pas les salaires, personne ne viendra » ont prévenu les organisations syndicales d' Air France.
Avec la reprise rapide du trafic aérien, les aéroports se retrouvent submergés et en sous-effectif pour gérer les flux de voyageurs après deux ans de crise liée au Covid-19 au cours desquels de nombreux salariés de l’aérien ont perdu leur emploi.
Le groupe ADP, dont les salariés ont dû baisser leur rémunération pour traverser la crise, a assuré avoir prévu des négociations salariales avec les syndicats à partir de la mi-juin.
« Ça fait deux ans qu’on est en sous-effectif, on est tout le temps sous pression et le salaire ne suit pas », un salarié de Transdev Cargo, un sous-traitant d’Air France chargé de la manutention du fret.
« Dans le fret on n’a pas connu la crise, on a toujours travaillé », a ajouté son collègue, le délégué syndical CGT. « Les masques livrés pendant la pandémie depuis la Chine, c’est nous », a-t-il insisté, dénonçant des salaires minables, « les plus bas de toute la plate-forme ».
Sous-traitants et intérimaires : Parmi les salariés mobilisés, beaucoup sont issus de la sous-traitance qui a beaucoup souffert pendant la crise sanitaire. Les donneurs d’ordre comme Air France, dont l’activité a été quasiment réduite à zéro en mars 2020, ont d’abord cherché à faire des économies dans les contrats les liant à ces sociétés.
« On n’a eu aucune augmentation de salaire depuis cinq ans », s’est indigné un agent de piste chez 3S Alizia.
« Dans certaines entreprises comme chez AHP à Orly, il y a 80 % d’intérimaires », a-t-il dénoncé. Il souligne aussi la dégradation des conditions de travail avec le retour brutal de l’activité : « Chez nous, la moitié des salariés (sur 155) sont en arrêt maladie ou en accident du travail. »

Crise Du Logement XXL ! : Le programme Macron pour le logement !!!
Il offre des garanties aux bailleurs et aux propriétaires contre les impayés, encourageant de nouvelles hausses de loyer alors que l’inflation frappe les loyers et les locataires qui sont les plus modestes.
- Exigeons le gel et la baisse des loyers, la hausse des APL, de plafonner le coût du logement (1er poste de dépense des ménages) à 20% des revenus et restituer du pouvoir d’achat aux habitants !
Le gouvernement Borne ne bloque pas les hausses de loyers et les expulsions que les bailleurs privés feront subir aux locataires après les travaux d’isolation thermique subventionnés par l‘État. Exigeons d’isoler massivement les logement, d’interdire les hausses de loyer après travaux, d’instaurer un loyer à 0 € pour les passoires F et G… !
Les politiques aux ordres veulent créer un fichier des « mauvais payeurs » bloquant ainsi l’accès à un logement aux locataires en impayé. 1,5 millions de locataires ont été convoqués au tribunal pour impayés depuis 10 ans !
- Il faut interdire les expulsions sans relogement, contrôler et sanctionner la fraude des bailleurs aux rapports locatifs, renforcer la stabilité des locataires, supprimer les aides fiscales aux investisseurs locatifs … !
Macron veut donner encore plus de pouvoirs aux maires qui conduisent des politiques d’urbanisme pour soutenir la spéculation, le logement cher et évincer les plus modestes.
- Il faut renforcer le contrôle de l’état sur les politiques du logement social, respecter les droits des sans logis, des mal logés et des locataires (encadrement, réquisition, DALO, droit à l’hébergement…), respecter les droits et conditions de travail des salariés des bailleurs sociaux, réaliser 30% de logements sociaux dans chaque grande ville et stopper les démolitions de HLM !
Ils veulent encore diminuer l’impôt sur l’héritage des riches qui s’enrichissent de la rente locative : 3,5% des ménages détiennent la moitié des logements en location !
- Il faut taxer l’héritage des riches, des gros bailleurs privés et les profits tirés de la spéculation !
Ils promettent de réaliser 100 000 logements sociaux par an, c’est à dire moins que ce qu’ont promis ses prédécesseurs avant d’être élus (sans atteindre les objectifs prévus), et une production annuelle en baisse constante
Il faut 300 000 HLM par an à bas loyer, pour répondre aux 2,1 millions de demandes HLM, et consacrer 2,2% du PIB au logement pour financer une vraie politique sociale du logement !
Et tout n'a pas été dit : En 2017 en commençant son premier mandat présidentiel, il n’avait pas annoncé la baisse des APL, ni la coupure des aides à la construction HLM, la loi ELAN, entre autres …!
Le pire est donc à venir : une crise du logement XXL, comme jamais depuis 50 ans, avec menace de privatisation des HLM, baisse des APL, hausse des loyers, des expulsions, des logements vides, du nombre de personnes mal logées et ou sans abri … Combattons ces projets qui vont encore aggraver la crise du logement, menacent les droits des habitants, des locataires, des mal-logés, des sans-logis, ainsi que le logement social et le climat, sacrifiés sur l’autel du profit et de la rente !

Louvre Hôtel Groupe: grève pour les salaires !
L’inflation est galopante : les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter, mais pas les salaires. Ne pouvant plus faire face, les salariés du « LOUVRE HÔTEL GROUP », filiale du 2ème groupe hôtelier mondial chinois « JIN JIANG INTERNATIONAL », sont en grève depuis le 26 mai 2022. Ils réclament une augmentation des salaires immédiate de 300€, la mise en place d’une prime d’ancienneté, la reconnaissance financière pour tous du travail de nuit, etc… Malgré 15 jours de grève, comme à l’hôtel « GOLDEN TULIP VILLA MASSALIA » à Marseille, la direction continue de faire la sourde oreille aux justes revendications des salariés. La Fédération CGT Commerce et Services apporte son soutien aux salariés en lutte et exige de ce groupe, coté en bourse, la réouverture immédiate des négociations salariales.

CNH Industrial du Plessis-Belleville (Oise) : Répression contre les grévistes et les militants syndicaux.
A la suite du mouvement de grève de février 2022, la direction s’était engagé à ne lancer aucune procédure contre les grévistes. Le travail a repris le 1er mars et une semaine plus tard, la direction a décidé de s’en prendre à dix grévistes : quatre élus CGT au CSE, trois représentants syndicaux de la CFTC, FO et Sud ainsi qu’à trois salariés sans mandat.
Ces derniers ont été licenciés pour « faute lourde » et c’est pour le même motif que la direction a demandé l’autorisation de licenciement pour les sept autres salariés à l’inspection du travail.
Aucun salarié n’avait jamais été sanctionné pour des raisons professionnelles. C’est donc bien pour avoir fait une grève pour dénoncer les conditions de travail et la pression managériale que les salariés de CNH Industrial Plessis-Belleville ont fait grève du 24 au 28 février !
L’inspection du travail a refusé les licenciements, et les sept salariés ayant des mandats doivent être réintégrés avec paiement de près de trois mois de salaires d’arriéré, car la direction avait décidé de les suspendre…
L’employeur a annoncé qu’il poursuivrait les actions afin de se débarrasser des syndicalistes qui dénoncent les atteintes au bien-être des salariés !!!

Transport : Les routiers appelés à faire grève le 27 juin prochain.
Les syndicats du transport routier appellent les chauffeurs et les salarié-es du secteur à se mettre en grève le 27 juin prochain.
L’intersyndicale, qui prévoit notamment de bloquer les sites industriels, entend faire pression sur le patronat afin d’obtenir des revalorisations salariales.
L’ensemble des fédérations syndicales des transports appellent à un mouvement de protestation nationale afin de réclamer des hausses de salaires dans le transport routier où les grilles salariales peinent à atteindre le niveau du SMIC.
« Les patrons du transport pratiquent la politique de l’autruche », ont dénoncé dans un communiqué commun la CGT, CFDT, FO, CFTC et la CFE-CGC.
Blocage des zones industrielles : confrontés à « une inflation galopante et exponentielle, une forte pénurie de salariés due au manque d'attractivité dans l'ensemble des secteurs » et « un pouvoir d'achat qui fond comme neige au soleil », les salarié-es des transports sont appelés à bloquer les zones industrielles le 27 juin 2022.
Les routiers veulent la réouverture des négociations salariales : les organisations syndicales appellent les fédérations patronales à se mettre autour de la table une nouvelle fois pour rouvrir des négociations salariales.
Des accords ont été signés dans le transport routier de marchandise en début d’année (revalorisation des grilles salariales de 6 %) mais « ils sont déjà devenus caducs » car les minimas sont repassés en dessous du SMIC.
Dans le transport de fonds et de valeurs, « aucune revalorisation depuis sept ans », s’indignent les syndicats. Et dans la logistique, les entreprises « campent sur leur proposition indécente de revalorisation de 3 % des taux conventionnels ».
Les syndicats s’en prennent aussi au gouvernement accusé de « manque de considération pour leur profession» en raison du « choix de ne pas mettre en place un ministère des Transports ».

CRIT (société intérimaire) : Mort d’un salarié intérimaire et sans papiers sur un chantier ! Les patrons manœuvrent pour invisibiliser une réalité et se dédouaner de leur responsabilité !
Monsieur Konate, salarié intérimaire de CRIT, était en mission sur un chantier GRDF, sous-traité à la société SPAC, une filiale du groupe Bouygues (Colas). Avec ses collègues, il rénovait les conduites de gaz du quartier de l’odéon, dans le 6e arrondissement de Paris.
Le 23 mai dernier, alors qu’il travaillait dans une tranchée, il est décédé, victime, certainement, d’un infarctus. Comme des dizaines de milliers de salarié-e-s migrants, il travaillait sans titre de séjour valable, sous alias, probablement avec l’identité d’une autre personne. L’histoire de monsieur Konate est celle de dizaines d’ouvriers du bâtiment et des Travaux Publics, victimes d’accidents du travail, car soumis à la pénibilité des travaux qu’ils réalisent, à l’intensification des rythmes de travail et à la pression qu’exercent les entreprises afin que le chantier dure le moins longtemps possible.
Salariés qui peinent à pouvoir s’appuyer sur le rôle préventif de la médecine du travail vu le délabrement organisé par l’État de ses services.
L’histoire de monsieur Konate est celle de milliers de travailleurs migrants, en majorité intérimaires. Sans titre de séjour valable, ils bossent ici, ils cotisent ici, mais ils sont surexploités et privés de leurs droits essentiels de travailleurs : santé, retraite, prestations sociales, etc...
CRIT refuse d’assumer ses responsabilités d’employeur.
Monsieur Konate est bien mort sur son lieu de travail et une enquête est engagée sur les circonstances du décès, celui-ci étant considéré légalement comme un accident du travail. Mais le responsable de l’agence Lafayette CRIT a une autre urgence : démontrer que monsieur Konate était sans papiers et qu’il ne faisait donc pas partie du personnel de CRIT. Peu lui importe qu’un de ses salariés soit mort, l’important est de dégager CRIT de ses responsabilités d’employeur, en renvoyant la faute sur les petites mains d’un système dont l’entreprise et le secteur profitent sans vergogne depuis des années !
Pour la direction de CRIT, la priorité, en ce mois de juin, ce sont les dividendes ! Et la mort d’un intérimaire, migrant et sans-papiers, ne saurait perturber la grand-messe de l’assemblée générale des actionnaires qui se partageront près de 12 millions d’€ de dividendes, la famille de la PDG, Nathalie Jaoui, empochant, à elle seule, 8 millions d’€. La percussion de ces deux événements témoigne du cynisme, de la brutalité et la grande injustice de ce système
Quoi qu’en pense la direction de CRIT, monsieur Konate était bien l’un de ses salariés, délégué sur ce chantier par une agence CRIT. Il s’agit d’un accident mortel du travail qui incombe entièrement à l’entreprise, comme le stipule l’article L411-1 du Code de la Sécurité Sociale.

Angleterre : Grève des chemins de fer !!!
Le syndicat du rail britannique attribue ce mouvement social qui se tiendra les 21, 23 et 25 juin à «l'incapacité des employeurs du rail à parvenir à un compromis négocié avec le RMT».
Le Royaume-Uni se prépare à la plus grosse grève de trains depuis plus de trente ans entre le 21 et le 25 juin, les syndicats sectoriels demandant de meilleurs salaires et conditions de travail. Le syndicat du rail RMT a aussi annoncé une nouvelle grève de 24 heures dans le métro de Londres le 21 juin, en plus d'une journée de grève cette semaine qui a largement entravé l'activité dans la capitale, et d'autres journées de grève en mars.
«Plus de 50.000 employés des chemins de fer vont débrayer dans le cadre de trois jours de grève nationale, lors du plus gros conflit sectoriel depuis 1989» et les grandes privatisations du secteur, affirme le syndicat RMT.
RMT affirme que le gestionnaire du réseau de chemins de fer Network Rail a l'intention de supprimer au moins 2.500 emplois de maintenance dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards de livres. «Network Rail et les compagnies de transport ferroviaire ont imposé à leurs effectifs des gels de salaires sur plusieurs années et prévoient de supprimer des milliers d'emplois, ce qui va nuire à la sécurité sur les chemins de fer», argumente le RMT. «Nous avons une crise du coût de la vie et il est inacceptable que les cheminots perdent leur emploi ou soient confrontés à une nouvelle année de gel de salaire» avec une inflation galopante, a commenté, le secrétaire général du RMT.