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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 44 du 16 novembre 2021

743-16/11/2021 Bloc mort à Creil : En grève depuis le 2 novembre les infirmiers anesthésistes du GHPSO (Groupement Hospitalier du Sud Oise), regroupe les établissements de Creil et Senlis, les grévistes sont « assignés » pour remplir leurs missions.

Ils travaillent donc avec un brassard, comme beaucoup de leurs collègues en France, le mouvement est national. La direction de l'hôpital annonce 90 % de salariés en grève. Ils vont passer à la vitesse supérieure, mardi 16 novembre avec une journée « bloc mort », qui est synonyme de déprogrammations d'opérations prévues ce jour là. Une manifestation aura lieu dans les rues de Creil le même jour.
Le mouvement, débuté en mai et repris en septembre, est pour l'instant reconduit chaque jour jusqu'au 18 novembre au plan national.

mtallurgie

Le 25 novembre action nationale dans la métallurgie

Hôpital d'Abbeville : Même combat !!! Infirmier-es anesthésistes en grève.
L'intégration dans une nouvelle grille salariale est réclamée par les grévistes.
Ils ont peint un cercueil mentionnant leurs revendications avec le sigle de leur profession : « ignorés, abandonnés, dévalorisés, entubés ». Lundi 8 novembre, 8 infirmier-e-s anesthésistes diplômés d'état de l'hôpital d'Abbeville, présents au planning (sur les 13 que compte le service) se sont mis en grève « dès 8 heures, à la prise de poste ». Les interventions urgentes étaient néanmoins assurées car 3 grévistes ont été réquisitionnés ou « assignés » par la direction afin d'assurer la continuité des soins.
Les infirmier-e-s anesthésistes dénoncent la restructuration de leur fonction, ayant été retirés de l'équipe du SMUR en octobre 2020. Cela a entraîné une perte financière conséquente, inacceptable, sur la fiche de paie, alors que le « plan Ségur » mis en place par le gouvernement est complètement inefficace pour « les 1ers de cordée ».
Le préavis déposé par le syndicat des IADE, relayé par la CGT est reconductible tout les jours.

La Poste : Fin de conflit gagnant au bureau de Saint-Julien de Concelles (44) : 3 intérimaires embauchés en CDI.
La détermination des 15 agents grévistes a abouti à l'embauche de 3 collègues précaires, et l'amélioration de la qualité du service postal.
Les factrices et facteurs de Saint-Julien de Concelles ont obtenu :
– L'engagement que la direction embauche 3 intérimaires pour combler des emplois vacants, pour certains depuis 5 ans.
– 2 CDI sur Saint-Julien et 1 CDI sur Saint-Sébastien.
– Des renforts pour assurer la distribution des colis de fin d'année.
Le syndicat CGT sera garant aux côtés des salariés pour assurer la mise en œuvre effective de ces acquis et continuera à travailler avec les salariés pour l'embauche de personnels permanents dans les services.
Dans les centres de courriers, le personnel temporaire devient « le modèle économique » avec, 35 % de moyenne d'emplois précaires, soit plus d'1 salarié sur 3 qui n'a pas le statut de salarié de la poste.
C'est une atteinte à leurs droits car de nombreux intérimaires ne bénéficient pas de l'ensemble des éléments de rémunérations, tels que les primes des permanents qu'ils remplacent, et cela en dehors de tous cadre légal.
Encore une fois, les factrices et facteurs ont prouvé que la lutte paye.

Sages-femmes : Toujours dans une colère noire !!!
« A bout », elles ont déclenché « le code noir », en référence au degré d'urgence utilisé quand il y a des complications lors d'un accouchement. « Elles », ce sont une grande partie des 23 000 sages-femmes qui opèrent dans les cliniques publiques ou privées, les centres de planification familiale, les centres de protection maternelle et infantile, ou en tant que libérales.
Les sages-femmes réclament une meilleure prise en compte de leur métier, systématiquement rattaché aux fonctions paramédicales, comme les infirmiers et les secrétaires, alors qu'il est inscrit dans le code de santé publique en tant que profession médicale.
Surtout, les sages-femmes exigent de meilleurs conditions de travail, et une revalorisation de leur salaire, beaucoup trop bas au regard des 5 années d'études effectuées. Une sage-femme en début de carrière gagne 1 600 euros en maternité et 1 700 euros au 1er échelon.
Sur Amiens-Métropole, les sages-femmes de la clinique privée Pauchet sont en grève à 100 % et dans une lettre ouverte, expliquent avoir décidé de reconduire le mouvement au sein de leur établissement qui accueille un peu plus de 2 160 naissances par an, prend en charge les grossesses pathologiques, les enfants nés prématurément et assurent un service d'urgence gynécologique et obstétricale 24 heures sur 24 (soit 10 000 passages par an).
Autant d'activités gérées en sous-effectif dénoncent-elles.
Dans leur maternité, ce sont 4 salles d'examens, 6 salles d'accouchements, 5 chambres de pré-travail, 1 à 2 salles de césariennes d'urgence ou programmées et 1 ligne téléphonique de régulation des urgences, qui tournent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec seulement 3 sages-femmes de permanence !!!
Les sages-femmes de la clinique privée Pauchet manifestent ce lundi 15 novembre à 10 h 00 devant leur établissement, s'inscrivant dans le mouvement national entamé depuis plusieurs mois. La CGT 80 appelle au rassemblement afin de les soutenir dans leur lutte.
Les sages-femmes tirent la sonnette d'alarme. Les reconversions professionnelles pleuvent, tant chez les étudiantes que chez les sages-femmes chevronnées, qui quittent à contre-coeur une vocation dévastée par les gouvernements successifs qui continuent de vouloir « rentabiliser » le service de santé public de notre pays.
Trop d'heures supplémentaires, qui en plus ne sont pas payées, une surcharge de travail qui accable celles qui tiennent encore...
Il n'y a plus assez de personnel, ni assez de moyens pour prendre en charge correctement les patientes.
De compromis en renoncements politiciens, pour le profit de quelques uns, les différents gouvernements ont laissé la santé s'abaisser au rang de médecine de guerre (…)

Grève des Métallos : Le 25 novembre, manifestation des métallos à Paris, pour l'industrie, l'emploi et la défense des garanties collectives.
Le gouvernement et le patronat marchent de concert, l'un faisant les annonces et distribuant l'argent public, l'autre le redistribuant en dividendes, tout en profitant de la période pour accélérer la casse des droits sociaux conquis de hautes luttes.
La machine est bien huilée, elle avance sans coup férir...
C'est vrai, mais pour autant, les travailleurs peuvent inverser la tendance. Des exemples existent, le combat exemplaire des salariés des fonderies de l'Aveyron, de Bretagne, du Poitou, de Saint-Claude en est la preuve.
La fédération CGT de la Métallurgie appelle à une manifestation nationale à Paris, devant le siège du patronat (UIMM) de la branche, le jeudi 25 novembre. Elle aura deux objectifs :
– L'industrie, sa pérennité et les emplois.
– Les droits sociaux, leur défense et leur amélioration.
Des acquis ont été obtenus par la lutte des travailleurs tout au long du 20ème siècle, le patronat de la métallurgie veut en faire table rase !!!
Aujourd'hui, le risque est grand, tous les sujets seront mis à signature d'ici la fin de l'année : classifications, temps de travail, santé, conditions de travail, relations individuelles de travail, rémunérations, protection sociale.
Dans ces négociations, personne ne sera à l'abri, y compris dans les grands groupes, ou dans les branches rattachées comme la sidérurgie... ainsi que les catégories ingénieurs et cadres.
L'automobile, la sidérurgie, l'aéronautique, l'électronique, la navale, etc... toutes sont en situation contradictoire : d'un côté des bénéfices qui croissent, de l'autre des pressions sur l'emploi et les sites industriels.
Il est impossible de laisser cette casse organisée par le grand capital se poursuivre, et seule la lutte unie des métallos fera reculer les prétentions patronales de la métallurgie, aidé par le gouvernement Macron à sa dévotion.

Chocolaterie de Dijon : Municipaliser !
Une forte délégation de salariés de la chocolaterie, accompagnés de militantes et militants CGT, se sont invités à la foire gastronomique de Dijon. Ils exigent l'élaboration d'une solution économique et financière saine et viable, permettant la relance de l'activité chocolatière, les potentiels productifs existants.
Les salariés en lutte avec leur syndicat CGT revendiquent une « municipalisation » de l'activité chocolatière, s'inscrivant dans le développement de l'économie sociale et solidaire.
Des exigences s'imposent qui ont été déposées auprès de la municipalité de Dijon :
– Maintien et mise aux normes du potentiel machine.
– Préemption par la municipalité de l'ensemble du site, sachant que le terrain est déjà propriété publique.
– Financement public dans le cadre du plan de relance et de reconquête industrielle, notamment pour l'alimentation.
– Modernisation de l'outil de travail.
– Création immédiate de plusieurs dizaines d'emplois, avec un plan de formation professionnel adapté.
Les manifestants ont été clairs à la fin de leur mouvement. « On reviendra ».

Automobile : L'équipementier Schaeffler France licencie 239 salariés.
La filiale du groupe allemand vient de conclure un accord de Rupture Conventionnelle Collective pour 2 de ses sites.
Début 2022 sera marqué pour les 1700 salariés des sites de Haguenau (Bas-Rhin) et de Chevilly (Loiret) de l'équipementier automobile Schaeffler par la mise en œuvre d'une nouvelle RCC.
En 2019, une première vague de licenciements avait touchée 196 salariés. La prochaine concernera 239 personnes, dont 184 à Haguenau où se trouve le siège français du groupe allemand. L'accord signé fin octobre par 4 des 5 organisations syndicales représentées prévoit « le départ volontaire » des « seniors » au 1er février 2022.
L'orientation du site de Haguenau vers les composants pour moteurs thermiques ne rassure guère les syndicats. La CGT, la CFDT et la CFTC redoutent « la fermeture prochaine du site », totale ou partielle. Aucune diversification n'étant avancée pour la pérennité du site !
La CGT, la CFDT et la CFTC ont refusé la signature de l'accord, la direction ne voulant pas y stipuler l'interdiction de tout licenciement lié à la réorganisation.
FO et la CFE/CGC ont signé, sans être majoritaires, estimant le « texte favorable aux salariés » !!!

SEPUR : Rébellion !!!
Pendant toute la crise sanitaire, les salariés du secteur de traitement des déchets sont toujours restés mobilisés. Ils ont été laissés à l’abandon en ce qui concerne les mesures de sécurité et les équipements (masques, gants, gels).
La collecte et le traitement des déchets font partie de ce qu'on appelle « les activités essentielles ».
Et pourtant, les conditions de travail n'ont cessé de se détériorer pour les salariés et particulièrement ceux de SEPUR ; horaires prolongés sans contre-partie salariale, bas salaires, dégradation des conditions et de l'outil de travail, évolutions de carrières inexistantes, non-prise en compte de la pénibilité, non-respect des accords de branche lors de transferts de salariés...
Depuis le 25 octobre, 59 salariés sans papiers sont en grève, avec le soutien de la CGT, ils exigent leur régularisation et dénonçent les nombreuses inégalités sociales au sein de l'entreprise.
Les salariés, boucs-émissaires d'une gestion d'entreprise ultra-libérale, doivent s'unir tous ensemble pour continuer la lutte afin de faire reconnaître leurs droits légitimes et exiger le retour à des conditions de travail dignes et décentes, l'arrêt des salaires de misère et la régularisation des travailleurs sans-papiers.

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Sur notre site :
Cop26 de Glasgow : les multinationales défendent leurs intérêts et visent toujours plus de profit.
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/societes/1654-cop26-de-glasgow-les-multinationales-defendent-leurs-interets-et-visent-toujours-plus-de-profit
Soudan, Portugal
https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/monde/1652-rubrique-internationale-soudan-portugal