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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 34 du 07 septembre 2021

733-07/09/2021 France
Retraites : Les départs en retraite anticipée condamnés à disparaître !!!

Finis les carrières longues. Ce dispositif de départ en retraite anticipée décline d'année en année. Environ un quart des retraités nés entre 1955 et 1957 ont pu partir plus tôt grâce au dispositif des carrières longues, cette proportion ne sera plus que de 5 % à partie de la génération 1973. Comme l'a déclaré dernièrement Macron, en ce qui concerne « la réforme des retraites », cheval de bataille de son quinquennat, « il faudra travailler plus longtemps et partir en retraite plus tard ».
La décrue des « carrières longues » était déjà inscrite dans la réforme de 2014, la durée des cotisations ayant augmenté (42 annuités actuellement, à 43 pour la génération née en 1973). Les salariés ayant cotisés sans interruption depuis l'âge de 17 ans pourront être éligibles au départ en retraite, ce qui est plutôt rare de nos jours.
Le nombre de travailleurs qui ont débuté jeunes diminue, la durée des études s'étant allongée : l'âge moyen de première validation d'un trimestre est passé de 18 ans et demi pour ceux nés en 1950, à 21 ans pour ceux nés en 1975. Ces générations partiront donc plus tard.
Le seul moyen de contrer les prétentions macroniènes en matière de retraite est la lutte, lutte unie des salariés, retraités, chômeurs, étudiants, précaires. Le 1er octobre 2021 un appel national est prévu, nul doute qu'il sera à la hauteur des enjeux. Notre parti révolutionnaire Communistes y participera et appelle toutes les couches de la population à se mobiliser pour cette journée d'action sur les retraites, suivie de la journée nationale interprofessionnelle du 5 octobre.

GAZ : La nouvelle augmentation du prix réglementé du gaz domestique intervient alors que plus de 12 % des ménages sont en situation de précarité énergétique.
La hausse annoncée de 8,7 % en septembre risque d'augmenter à grande échelle la précarité énergétique des foyers les plus pauvres !!!
« Rien ne justifie ces hausses », en hiver les factures risquant d'êtres plus douloureuses. Depuis le début de l'année les factures de gaz ont augmenté de 0,2 % en janvier, 3,5 % en février et 5,7 % en mars. Et cet été, de 10 % en juillet, 5,3 % en août et jusqu'à 9 % en septembre pour les personnes se chauffant au gaz.
Rien ne justifie ces hausses déplore la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie CGT, sachant que depuis 2004, les factures de gaz ont doublé. Sachant que 5,3 % des foyers restreignent déjà leur consommation d'énergie pour limiter leur facture énergétique.
14 % des français déclarent avoir souffert du froid durant l'hiver 2019, et parmi eux 31 % en raison d'une limitation de l'utilisation énergétique pour raison financière, et 6 % du fait d'une coupure par leur fournisseur suite d'un impayé. Le nombre d'interventions pour défaut de paiement a augmenté de 17 %.
« Pour un retour à un service public de l'énergie » : la fin des tarifs réglementés du gaz prévue au 1er juillet 2023, n'arrangera pas la situation. Ce sera même dramatique pour l'usager, car les prix vont encore augmenter, d'où la nécessite d'un retour au service public de l'énergie, 100 % public, avec une maîtrise publique. Aujourd'hui, les actionnaires des entreprises mondiales de l'énergie comptent leurs dividendes. Près de 20 milliards d'euros leurs ont été reversés depuis la transformation en 2004, de Gaz de France en société anonyme !!!

Seine et Marne : Grève chez les conducteurs de bus de Transdev.
Le 2 septembre à 3 h 30, une grève des conducteurs de bus de Sénart a démarré aux dépôts de Cesson, Lieusart et Combs la Ville. En cause, les « feuilles de services surchargées », avec plus de 9 ou 10 heures de travail par jour et des temps de pause non rémunérés » dénoncent les grévistes. Et ce, depuis la mise en place d'un nouveau contrat entre Transdev, Île-de-France Mobilité et l'agglomération du Grand Paris Sud en début d'année. Une autre grève à durée illimitée est prévue dans l'agglomération Melun Val de Seine à partir du lundi 6 septembre. « On fait des cadences infernales avec 43 h 30 dans une semaine et 8 ou 9 tours par jour au lieu de 6, et le montant des prime baisse continuellement ».
Au dépôt de Vulaines sur Seine, un préavis de grève a été déposé également pour le lundi 6 septembre. En cause l'augmentation de 0,15 % consentie aux conducteurs dans le cadre des NAO.
« Ça fait 2 euros par mois !!! s'insurge le responsable syndical et en outre, on subit des charges de travail supplémentaires comme la désinfection des bus ... »

Gardanne : « Ils vont faire quoi ? Nous revirer ? »
Deux tiers des effectifs licenciés, propositions de reclassement inacceptables, projets de reconversion du site en attente...
Les salariés se mobilisent pour sauver leur outil de travail. Réunis en assemblée générale après 2 ans et demi de grève, ils ont décidé d'occuper les lieux. « Nous allons leur montrer que le site n'appartient ni à l'actionnaire Tchèque, ni à l'état, mais bien à ceux qui créent les richesses ».
« La direction a tiré sa dernière cartouche en envoyant la vingtaine de lettres de licenciement depuis la semaine dernière ».
Nous resterons sur place. Une fois qu'ils nous ont viré, ils vont faire quoi ? Nous revirer ? Lance un salarié pendant l'assemblée générale sous les rires de ses camarades.
Au total, ce sont 98 employés sur 154 qui vont perdre leurs emplois, dont une quarantaine doivent être « licenciés sec », sans aucun reclassement proposé.
L’équipe du laboratoire a également été décimée, « c'est incompréhensible, car nous sommes indispensables au bon fonctionnement de la centrale », notamment parce que nous contrôlons la qualité des eaux et des combustibles ».
Les ouvriers qui occupent Gardanne refusent d'en être dépossédés, la balle est dans le camp de la direction et de l'Etat qui doivent soutenir le projet industriel et ainsi réaliser une transition juste. La décision doit être prise rapidement si l'on veut vraiment sauver la centrale de Gardanne, les salariés eux s'y emploient en menant la lutte.

Automobile : Le nombre d'immatriculations de véhicules particuliers a reculé de 15 % en août. Le recul atteint 31,8 % par rapport à août 2019 selon la Plateforme Automobile. Au total, 88 066 véhicules particuliers ont été immatriculés le mois dernier en France.
Consolation pour les constructeurs, les 8 premiers mois de l'année affiche une hausse de 12,8 % par rapport à la même période de 2020. La dégringolade reste nette par rapport à 2019, non perturbé par la crise sanitaire. Sur le mois d'août, la baisse atteint 31,8 %, accentuant une dégradation qui atteint moins 23,8 % sur les 8 premiers mois de l'année.
Stellantis (- 35,9 % par rapport à août 2019) fait moins bien que le marché du mois dernier. Le groupe Renault (- 23,4 %) s'est mieux maintenu, grâce à Dacia dont les ventes sont stables sur 2 ans.
Dans le même temps, le marché des véhicules utilitaires légers affiche une meilleure performance, avec presque 300 000 immatriculations depuis le début de l'année, et un recul sur la période limité à 7,3 % par rapport à 2019.
Malgré la crise sanitaire, le pouvoir d'achat des actionnaires reste à un niveau élevé. Les salariés du secteur automobile, eux paient la baisse des immatriculations par l'obligation de chômage et le télétravail.

Monde
Allemagne : La grève des conducteurs de trains monte en puissance.
Les conducteurs de locomotives allemands intensifient leur grève pour des augmentations de salaires.
A partir du mercredi 1er septembre, avec leur syndicat GDL, ils ont décidé de cesser le travail pendant 5 jours, jusqu'au 7 septembre. Le mouvement a commencé au milieu du mois d'août, avec 2 grèves de 48 heures. Les conducteurs de locomotives revendiquent une hausse des salaires de 3,2 % répartie sur 2021 et 2022, à laquelle ils ajoutent le versement d'une prime Covid de 600 euros.
Le mouvement qui a démarré dans le secteur du fret s'étend aux transports voyageurs. La Deutsche Bahn estime que seul un quart des trains seront assurés jusqu'au mardi 7 septembre, en liaisons grandes lignes régionales et nationales.
La résistance et la combativité des conducteurs de locomotives avec leur syndicat qui a maintenant 15 ans d'âge, ont été pour beaucoup dans l'échec de la privatisation et dans le maintien Outre-Rhin d'un service public des chemins de fers.

Manif Athnes

Rassemblement syndical de masse à Athènes- Non à la privatisation de l'assurance complémentaire

Grèce : Non à la privatisation de l'assurance complémentaire, rassemblement syndical de masse à Athènes.
Lors de la session plénière du Parlement grec du 01/09/21, le KKE a exigé le retrait immédiat du projet législatif du gouvernement, qui vise le système de sécurité sociale en introduisant la privatisation de l'assurance complémentaire. Le KKE a communiqué la revendication de milliers de travailleurs et des syndicats, comme l'a démontré le rassemblement de masse devant le Parlement.
« Le gouvernement veut abolir la journée de travail de 8 heures, augmenter le temps de travail non rémunéré, l'extension des formes flexibles d'emploi, et s'attaque aux droits syndicaux et au droit de grève. Aujourd'hui, il présente au Parlement une loi dangereuse pour le peuple, qui privatise et démantèle l'Assurance Complémentaire, intensifiant l'attaque anti-populaire». Avec ce projet de loi, les cotisations seront collectées dans un fond d'investissements et seront investies dans des produits boursiers, c'est-à-dire les cotisations des travailleurs seront utilisées, avec un risque élevé et qu'ils se retrouvent sans pension complémentaire aux profits de quelques actionnaires. « Vous cherchez à profiter des cotisations des travailleurs pour fournir des fonds à hauteur de 86 milliards d'euros aux investisseurs pour soutenir la croissance capitaliste », a souligné un député du KKE.
Des manifestants à Athènes, Thessalonique et dans beaucoup d'autres villes ont répondu à l'appel des syndicats et ont affirmé leur opposition au démantèlement de la sécurité sociale, exigeant l'abolition de toutes les lois qui s'attaque au système de sécurité sociale, pour le maintien d'une sécurité sociale publique, universelle et obligatoire.
« La sécurité sociale est un droit social, ce n'est pas un « jeu ». Nous nous soulevons contre la privatisation de l'Assurance complémentaire.
Nous exigeons l'abolition de toutes les lois contre le système de sécurité sociale introduites par les gouvernements de la ND, de PASOK et de SYRIZA. Nous luttons pour l'augmentation des retraites et de toutes les prestations sociales; la réintroduction du 13ème salaire, du 13ème et du 14ème versement de pension (primes de Noël et de Pâques); le rétablissement de toutes les coupes budgétaires qui ont eu lieu au cours de la dernière décennie. « Nous organisons et renforçons la lutte ouvrière-populaire, de manière encore plus décisive à partir de maintenant; le rapport des forces fera reculer les prétentions du gouvernement».

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Contre les attaques du capital et son gouvernement une rentrée de luttes combative