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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 27 du 20 juillet 2021

726-20/07/2021 Gantois industries St Dié (Vosges) : Dans cette entreprise métallurgique de tissus de tôles perforées, 90 % des 145 salariés se sont mis en grève pendant les NAO.

Ils réclament une augmentation de salaires mais aussi l’amélioration des relations humaines avec le dirigeant. Refus de meilleurs salaires et menace de vendre l’usine. Devant la détermination du personnel, ils durcissent le mouvement et obtiennent gain de cause :
- une première augmentation de 40 euros bruts par mois à compter du 1er juillet et 15 euros de prise en charge de la mutuelle,
- une seconde augmentation de 40 euros bruts par mois à partir du 1er janvier 2022 et 30 euros pour la mutuelle
Dans ce contexte la CGT Gantois, l’USTM 88 et l’UD 88 condamnent avec fermeté le comportement du Directeur Général qui s’en est pris physiquement à un photographe de la presse locale au cours de son reportage. La lutte a fait plier ce patron récalcitrant.

ADP : Accord de fin de conflit La CGT n’a pas signé Le conflit entre la direction et le personnel au sol concernait le plan PACT (Plan d’Adaptation des Contrats de Travail). Ce plan vise à réduire les salaires du personnel au sol et, selon Laurent Garssine, secrétaire général de l’UNSA aux Aéroports de Paris, seules « quelques broutilles » ont été accordées aux salariés après 5 jours de grève ! Selon la direction, le plan PACT prévoyait une baisse de salaire comprise entre 1 et 7%, De plus, les salariés qui refuseraient l’aménagement de leur salaire se verraient licenciés dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). Seul ce dernier point a été retiré de l’accord final Les. Ce qu’ont « obtenu » la CGC et l’UNSA : l’assurance que les salariés ne perdront pas plus de 5% de salaire en 201 et 3022 et pas plus de 4% en 2023 avec la garantie de retrouver leur rémunération de 2019 en 2024 au plus tard ! Les travailleurs apprécieront …

GSD

GSF CeltusTrignac(44) Dans cette entreprise de nettoyage industriel à laquelle Total a sous-traité l’entretien des locaux de la raffinerie, les quinze femmes de ménage font partie de ces salariés de de 2ème ligne peu payés, « invisibles », dont Macron a chanté les louanges. Depuis 15 jours, ces femmes ont toute cessé le travail de nettoyage des bureaux du site. Au début, les salariées grévistes ont été remplacées pour assurer ce travail de ménage, ce qui constitue une entrave au droit de grève, estime Fabien Privé Saint-Lanne (secrétaire de la CGT de la raffinerie) qui attend l’avis de l’Inspection du travail à ce sujet. Quant à la direction de Total, elle regarde tout cela d’assez loin se retranchant derrière le contrat commercial signé avec cette société sous-traitante. Les salariées réclament une revalorisation des salaires, une prime de renouvellement de contrat de 1000 euros, une prime Covid de 1000 euros, des matériels supplémentaires plus adaptés et 3 embauches pour remplacer les collègues absentes. Soutenues activement par les syndiqués CGT du bassin de St Nazaire, elles parviennent à obtenir une réunion avec la direction, des délégués de la CGT et des représentantes du personnel. A l’issue d’une journée de discussions, elles aboutissent à un accord à la hauteur de leurs revendications. Une nouvelle fois, la lutte a payé, le patronat a dû reculer.

 Aéroports de Nice, Marseille et Nantes : Grève des personnels Aviapartner. Cette société de services emploi près de 6.000 salariés Ce sont eux qui, bien souvent, assurent la billetterie, l’enregistrement ou encore l’acheminement des bagages pour le compte des compagnies aériennes.

Dans des conditions de travail très dégradées (insultes voire bousculades), le salaire autour de 1500 euros paraît bien dérisoire. La CGT a lancé un appel à une première journée de grève pour le 16 juillet. Pourtant : " nous ne demandons pas un euro d’augmentation, souligne Céline Montella, déléguée du personnel de l’escale niçoise d’AviaPartner, juste à pouvoir conserver nos conditions de travail. La direction a dénoncé en janvier les accords d’entreprise. La conséquence, c’est que nous allons devoir assurer des vacations de 11 à 13 heures et que nos horaires de travail pourront changer tous les trois jours. Ce n’est pas acceptable. Nous faisons déjà beaucoup d’efforts. On ne peut pas demander davantage aux salariés."
Mettant en avant tout ce qu’Aviapartner a obtenu de l’Etat depuis la crise sanitaire (nombreuses exonérations de cotisations) et d’ADP (nouveaux partenariats, sous-traitance de vols, nouvelles habilitations, et a contrario flexibilité à outrance, augmentation de la charge de travail des salariés dénonciation d’avantages etc. La CGT revendique la revalorisation des salaires, retour à la rémunération +100 % le dimanche, fin de la flexibilité et de la polyvalence outrancières, respect des temps de travail effectif, 13ème mois sans conditions de présence. Ce mouvement, très suivi a provoqué retards et annulations de vols et embouteillages monstres à l’approche des aéroports concernés. Première journée de grève, sans doute pas la dernière, ces travailleurs ont décidé de dire stop.