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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 26 du 13 juillet 2021

Jeumont Electric groupe Altawest : Le vendredi 2 juillet, les représentants syndicaux (CGT et CGC) des salariés de Jeumont appellent à la grève après déjà deux débrayages.

 

Les NAO bloquent : la direction tente de faire croire que l’entreprise n’avait pas gagné d’argent en 2020 sauf les 2 millions d’euros versés à l’actionnaire unique. Les salariés demandent une augmentation d’1,5 %. Au-delà, le mécontentement est général : aucun investissement malgré une vue de plus de 20 ans sur les commandes à venir avec un outil vieillissant et mal entretenu. L’inquiétude est réelle pour la sécurité « il y a quelques semaines, un pont roulant a cassé, laissant tomber une pièce de plusieurs tonnes (…) seul le hasard a permis d’éviter la catastrophe ». La direction limite sa proposition à une prime versée en 2 fois avec des objectifs inatteignables. Colère des travailleurs qui, à plus de 50 % décident la grève le 2 juillet. Après7 jours d’action déterminé, des intimidations qui ont permis d’élargir encore la lutte, la prime Covid et l’augmentation générale des salaires sont acceptées par la direction. Une belle victoire. La lutte a payé, elle reprendra pour garantir l’avenir de ce site.

Airbus Nantes : En octobre 2020, lors de la seconde vague de l’épidémie de Covid, la direction d’Airbus Nantes réduisait le temps de travail quotidien des équipes de production de 8h à 6H. Cette baisse du temps de travail liée aux mesures sanitaires et à la baisse d’activité était rémunérée à 92% avec une prise en charge financière de l’Etat via le dispositif d’activité partielle longue durée. Les 2400 salariés apprécient ces nouveaux rythmes de travail. Les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux ont diminué et en parallèle, la qualité du travail s’est améliorée. Les salariés sont maintenant convaincus que la réduction du temps de travail est possible avec maintien de salaire à Airbus. Cette proposition de la CGT revient en force. Pour autant, la partie n’est pas gagnée, l’entreprise a décidé d’imposer la reprise progressive à 35h après les congés d’été et elle la direction intensifie déjà les cadences et teste de nouvelles organisations. La rentrée sera déterminante.

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 STEF: contre la répression patronale

STEF Les Essarts en Bocage (85) : Depuis des années, les élus CGT du groupe de transport frigorifiques vivent au quotidien des agressions verbales, des discriminations de toutes sortes, comme dans beaucoup des entreprises de Vendée mais une nouvelle étape a été franchi ce 24 juin lors de la réunion du CSE. Les élus CGT présentent un rapport sur le racisme dans l‘entreprise, résultat d’une enquête décidée lors d’un CSE précédent. Très vite, la situation se tend et la direction se joint aux élus CFTC pour multiplier les provocations. Un incident futile finit par se produire et conduit les deux élus à parler plus fort ce qui suffit pour entraîner une mise à pied immédiate. Convoqués à l’entretien préalable à leur licenciement, Yoann et Mehdi alertent les structures syndicales qui organisent rassemblements et manifestations devant l’entreprise les 4 et 6 juillet pendant que la CFTC lance une pétition à leur encontre et que le patron ferme l’entreprise. L’Inspection du Travail se prononcera fin août. Les syndicats du transport et l’UD-CGT mettent tout en œuvre pour concrétiser la lutte contre ce patronat de droit divin. La CGT dérange là comme partout, les patrons sont prêts à tout jusqu’au pire, le concours de syndicats réactionnaires n’est même pas nécessaire, il rend seulement plus présentable la répression.

Challenges : L’hebdomadaire dévoile le nouveau classement des plus grandes fortunes du monde. Elles ont augmenté comme jamais. Le nombre des milliardaires (patrimoine uniquement professionnel, hors biens privés) bat tous les records : 2755 soit + 32 %, leur fortune cumulée atteint 13 000 milliards de dollars soit +64 %. La liste des plus grandes fortunes françaises liste n’a pas connu de changement majeur par rapport à celle de l'année précédente, le premier constat est que la pandémie du covid-19 n'a pas ébranlé les plus grosses fortunes de France qui ont continué de s'accroître fortement en un an. Les patrons du luxe caracolent toujours en tête avec à la première place l'indétrônable Bernard Arnault. Le patron de LVMH est à la tête d'une fortune personnelle estimée à 150 milliards de dollars, une somme presque doublée en un an, puisqu'elle était de 76 milliards de dollars en 2020. Suivent Françoise Bettencourt Meyers à la tête de L'Oréal, avec 73, 6 milliards de dollars de capital et François Pinault (Kering) avec 42, 3 milliards de dollars. Plus on est riche et plus on s’est enrichi. Le luxe connaît une croissance extravagante mais le ruissellement n’est pas au rendez-vous. La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises ! Entre mars 2020 et mars 2021, les milliardaires français ont gagné 170 milliards d’euros– soit deux fois le budget de l’hôpital public français, !
ADP : Après la journée de vendredi qui a vu l’interpellation musclée de plusieurs représentants syndicaux CGT, CGC et Unsa, le mouvement de grève des salariés du groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, n’avait samedi matin « aucun impact » sur le trafic, selon ADP. Les grévistes réclament le retrait d’un plan d’adaptation des contrats de travail (PACT), qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement. Ce plan d’adaptation des contrats de travail prévoit de supprimer certaines primes, ce qui aboutirait à des baisses de salaire allant de 4 % à 8 %, selon la direction mais la GCT et la CGC estiment que leurs salaires pourraient être amputés « de 10 % à 15 % ». Nouvelle réunion de négociations lundi 12 juillet. Les militants interpellés sont convoqués en août au tribunal de Paris.

TUI : Le plan « social » de TUI annulé. La filiale française de la multinationale allemande avait mis en œuvre en juin 2020 un plan de suppression de 600 emplois sur 704 au nom de la crise du Covid ce que contestait la CGT : « Ce plan était déjà dans les cartons depuis un moment pour réduire la masse salariale, déplore Céline Lerat. La direction souhaitait par ailleurs adosser TUI France à un partenaire financier pour céder son réseau de 65 agences intégrées (300 salariés) mais la pandémie a rompu toutes les discussions. Ce plan est donc purement économique et dénué de la moindre stratégie d’entreprise, sans tenir compte des besoins et des ressources pour faire face à la charge de travail, et ce alors que TUI France a reçu pas moins de 10 millions d’euros d’aides de l’État par le biais du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). » Les militants CGT n’ont jamais lâché prise et poursuivi la lutte malgré la validation de la Dirrecte des Hauts de Seine puis par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise
Ce mercredi 7 juillet, la justice a considéré que le Code du travail n’avait pas été respecté et que le plan est annulé. Les salariés licenciés ne retrouveront pas leur emploi mais ils peuvent réclamer auprès des Pru’hommes des indemnités pour leur licenciement sans cause réelle et sérieuse … et ils retrouvent leur dignité.
Rapport au Bureau National du Parti Révolutionnaire COMMUNISTES du 7 juillet

https://www.sitecommunistes.org/index.php/le-parti/bureau-national/1512-rapport-au-bureau-national-du-07-juillet-2021