Gantry 5

 

Le 17 octobre 1961 à Paris, renvoie au massacre de centaines d'algériens lors d'une manifestation organisée par le Fédération de France du Front de libération Nationale (FLN).
Cette manifestation se situe dans une phase critique de la lutte de libération nationale durant laquelle les négociations entre le FLN et gouvernement colonial ont commencé tandis que les partisans de l'Algérie française tentent par des actions terroristes et par l'action au sein même de l'appareil d'État de faire échouer ce processus.
La répression violente, en France, contre les manifestations d'algériens en faveur de la liberté et l'indépendance n'est pas une nouveauté. Rappelons que la participation des Algériens aux manifestations de rue est combattue par les autorités. Ainsi, un massacre a lieu le 14 juillet 1953 à Paris. La police tire sans sommation tue 7 participants*, alors que 10 à 15.000 algériens ferment le cortège, avec leur propre service d'ordre, organisé par le Parti Communiste Français et la CGT pour célébrer les valeurs de la République. De 1954 à 1967, le défilé du 1er mai sera interdit à Paris pour risque de trouble à l’ordre public.
À ce rappel des 17 octobre 1961 et 14 juillet 1953, s'ajoutent les massacres coloniaux de masse en Algérie en mai 19451, la répression sanglante contre le peuple algérien pendant toute la guerre d'Algérie, les camps de concentrations où furent parquées une partie de la population, les exécutions sommaires, les massacres de masse de la population civile y compris avec l'utilisation d'armes chimiques et la guillotine pour des centaines de militants de l'indépendance algérienne. C'est peu de dire que les dirigeants politiques de la France coloniale ont du sang sur les mains !
C'est pourquoi, l'oubli est impossible mais il est encore plus important de désigner la responsabilité de ces crimes : celle du colonialisme, de l'impérialisme et de ceux qui l'ont servi et continuent de le servir, tel le cas en Palestine aujourd'hui contre le peuple palestinien, mais aussi dans les territoires qui restent sous le joug colonial de l'État français en Kanaky et dans ce que l'on nomme les territoires et département d'Outre-mer.
Le Parti Révolutionnaire Communistes est un parti anti-capitaliste et anti-impérialiste il est donc naturellement présent dans les initiatives qui clairement dénoncent le colonialisme et l'impérialisme.
Tous le 17 octobre à 17h30 Place de la Sorbonne contre l'impérialisme et à partir de 19h00
au rassemblement du Collectif 17 Octobre 1961, qui se tiendra tout près sur le Pont Saint-Michel.
*Abdelkader Draris, Larbi Daoui, Abdallah Bacha, Mouloud Illoul, Tahar Madjène, Amar Tadjadit et Maurice Lurot, ils avaient entre 20 et 41 ans,  et fait une centaine de blessés, le nombre exact est inconnu, beaucoup ayant refusé de se rendre à l’hôpital par peur des représailles
 
Appel Rassemblement Anti-Impérialiste
17 octobre 2025 - 17h30 Place de la Sorbonne
Chers camarades, 
Alors que les guerres, les occupations et l'exploitation des peuples se multiplient sous la domination des grandes puissances, la lutte anti-impérialiste est plus nécessaire que jamais. 
Comme nous le savons tous, la France, par son gouvernement, ses entreprises et ses institutions, participe pleinement à ce système destructeur : ventes d’armes, soutien à des régimes criminels, interventions militaires et alliances impérialistes. 
Nos universités et institutions publiques sont elles aussi concernées. Par exemple, Sorbonne Université nouent des partenariats avec des entreprises d’armements (Thales, Dassault, Safran etc…) et avec des universités israéliennes complices de la colonisation de la Palestine. Ces collaborations révèlent la soumission des institutions publiques, ainsi que de la recherche aux intérêts privés et militaires, au détriment de leur indépendance. 
Pendant que les budgets militaires explosent, l’Etat étrangle les services publics, l’enseignement et la recherche. Ce détournement des ressources vers l'industrie de guerre illustre les priorités d’un pouvoir qui prépare la guerre impérialiste. 
En parallèle, la France cherche à nier ou pacifier la mémoire de ses crimes coloniaux et son implication directe dans des génocides, pour mieux justifier sa militarisation aujourd’hui. Pourtant c'est bien les mêmes mécanismes impérialistes qui ont causé le massacre du 17 octobre 1961 : un crime d’État envers des milliers d’algériens qui se mobilisaient à Paris contre un couvre-feu raciste, et pour l’indépendance de leur pays. Face au silence institutionnel nous devons agir.
Nous affirmons notre solidarité avec les peuples en lutte. Face à la montée des politiques impérialistes et coloniales, il est temps de renforcer la résistance. C’est pourquoi, dans le cadre de la Semaine anti-impérialiste organisée par la FSE, nous organisons un rassemblement le vendredi 17 octobre à 17h30, place de la Sorbonne, afin d’unir nos forces et de faire entendre la voix de la solidarité internationale, en dénonçant la collaboration entre nos universités et l’impérialisme.
CONTRE L'IMPÉRIALISME ET SES COMPLICES: UNISSONS-NOUS !
Nous appelons toutes les organisations, collectifs, syndicats, associations et forces engagées dans la lutte contre l’impérialisme, le colonialisme et la guerre à signer et rejoindre cet appel.
Ensemble, faisons de ce rassemblement une démonstration de solidarité et de résistance face à l’impérialisme français et mondial.
Premiers signataires :
Syndicats : Fédération Syndicale Étudiante, Union Nationale des Étudiants de France, Solidaires étudiant-e-s, Union Étudiante
Associations et Collectifs : Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, Samidoun, EuroPalestine, Union Juive Française pour la Paix, Comité Palestine P8, Cellule de Mobilisation Parisienne pour la Kanaky, Étudiants Musulmans de France, Front Anti-Impérialiste France, Comité de Soutien à la Révolution aux Philippines, Le C.R.I pour la Défense des prisonniers révolutionnaires, Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis, Survie, Terre et Liberté, Organisation de Solidarité Trans 93
Organisations politiques : Jeunes Révolutionnaires, Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire, La Jeunesse Communiste, Union pour la Reconstruction Communiste, Peaux Noires Ligne Rouge, Le Poing Levé, Jeunes Insoumis.es, Parti Révolutionnaire Communistes