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International: Iran , Arménie

722-22/06/2021 International: Iran: Après l'élection de Ebrahim Raïssa, Arménie: On prend le(s) même(s) et l'on recommence

 

Iran: Après l'élection de Ebrahim Raïssa

C'est sans surprise, mais avec une faible participation de 48,8%, que Ebrahim Raïssa a été élu avec 62% des voix à la présidence de l'Iran. Il laisse loin derrière les autres candidats. La faible participation est un témoin de la lassitude du peuple iranien qui subit violemment les conséquences de l'embargo imposé par les USA et quelques uns de ses alliés. Cet embargo qui prive l'Iran d'une grande partie de ses ressources en devises, dues à l'exportation du pétrole, entraîne une grave crise économique qui a été accentuée par la pandémie de Covid 19. Ebrahim Raïssa a la réputation d'être proche du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei qui détient la réalité du pouvoir. De sa longue carrière au sein de l'appareil judiciaire, est retenu son rôle dans la répression qui a suivi la formation de la République Islamique et tout particulièrement celle des communistes qui jouèrent un rôle important dans la révolution qui mit fin à la dictature du Shah d'Iran.
L'Iran dans les grandes difficultés économiques où il se trouve cherche à réactiver l'accord sur le nucléaire unilatéralement denoncé par D. Trump. Des discussions se tiennent à Vienne pour sauver l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Un tel accord lui permettrait de desserrer l'étau de l"embargo et de relancer son économie en panne. De ce point de vue, Ebrahim Raïssi a donné le ton lundi en appelant à des négociations fructueuses sur le dossier nucléaire. Il a ajouté qu'il n'y avait pas d'obstacle à la reprise des relations diplomatiques ave l'Arabie Saoudite son rival impérialiste régional. Les deux pays s'affrontent par procuration dans les conflits du Proche et du Moyen-Orient.

Arménie: On prend le(s) même(s) et l'on recommence

Depuis la fin de l'URSS, l'Arménie qui fut une République prospère va de crises en crises s'enfonçant dans une spirale de déclin économique et social. Convoitée par la Russie qui y a des intérêts capitalistes importants et par les USA qui convoitent sa position stratégique, l'Arménie est en conflit avec son puissant voisin l'Azerbaïdjan qui a le soutien de la Turquie. Ce soutien a été décisif dans la dernière guerre que se sont livrés les deux pays à propos du Haut Karabakh, tandis que la Russie y jouait le rôle de "gardien de la paix". C'est donc dans une Arménie très affaiblie que se sont déroulées les élections au parlement voulues par Nikol Pachinian le dirigeant qui a capitulé dans la guerre contre l'Azerbaïdjan et qui cherchait à se redonner une légitimité pour imposer de nouvelles mesures anti-sociales. Sur fond d'une faible participation de 49%, c'est le parti du sortant qui l'a emporté avec 53% des voix tandis que son concurrent, Robert Kotcharian, chassé du pouvoir par les manifestations populaires sur lesquelles avait surfé Pachinian, a obtenu 21% des voix. Pour beaucoup d'arméniens le choix était comme on dit entre la "peste" et le "choléra" tant les deux leaders sont représentatifs des couches sociales qui se sont emparées des leviers de commandes politiques et ont pillé les richesses nationales dans les processus de privatisation.

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