Cours n°3 : Le changement de société, le Socialisme

I. LE CAPITALISME EST L’ENTRAVE AU DEVELOPPEMENT HARMONIEUX DE LA SOCIETE

Le capitalisme ne se développe qu’en exploitant les peuples toujours davantage (voir cours N°1)
La recherche du profit maximum est la condition même du développement du capitalisme. Elle conduit à la domination toujours plus étroite du capitalisme sur l’ensemble de l’activité humaine: sur la production et la distribution, sur les sciences et les techniques, sur l’éducation et la formation, sur l’activité intellectuelle et culturelle, sur les moyens de communication, sur les mentalités, sur les rapports entre les êtres humains.
Le capitalisme est à l’origine des guerres, de la répression contre les peuples (exemples).
Cette situation qui s’aggrave en permanence est le résultat de l’existence et du développement du capitalisme mondial. Elle s’aggravera tant que le capitalisme dominera le monde.
Il faut le détruire et le remplacer par une société nouvelle: le socialisme. Pas d’autre solution possible.

II. CE QUI CARACTERISE LE SOCIALISME

Il est en mesure de répondre aux besoins matériels, intellectuels, moraux croissants des peuples.
Les grands moyens de production et d’échange (usines et autres entreprises, transports, banques, assurances…) appartiennent au peuple.
Le gouvernement du peuple à tous les niveaux: Etat, entreprises, villes, communautés territoriales.
Une démocratie qui n’a encore jamais existé, donnant aux citoyens des droits et des pouvoirs leur permettant d’intervenir à tous les niveaux pour construire la société socialiste.
La solidarité matérielle et morale entre les peuples. Leur rapprochement et leur amitié.
Une politique de paix, la fin de la militarisation de l’économie et de la société, la fin des guerres.

III. DES TENTATIVES D’INSTAURER LE SOCIALISME

Une première tentative d’installer un régime différent du capitalisme a eu lieu à Paris en 1871: la Commune qui a été écrasée au bout de trois mois.
La révolution d’octobre 1917 abat le capitalisme en Russie et commence la construction du socialisme. L’existence et le développement de l’URSS vont permettre une avancée très importante du socialisme en Europe de l’Est, en Chine, au Viêt-Nam, en Corée du Nord, à Cuba…
Après plus de 80 ans d’attaques incessantes, d’une lutte de classes sans merci, le capitalisme mondial a vaincu l’URSS. Il domine pratiquement le monde entier.

IV. OU EN SOMMES NOUS AUJOURD’HUI?

  1. LES CONDITIONS OBJECTIVES pour passer au socialisme sont réalisées en France et dans de nombreux pays
    Le développement de la société mondiale a atteint aujourd’hui un niveau tel (progrès énorme de la production, de la productivité du travail humain, de la science et des techniques, de la communication…) qu’il serait tout à fait possible d’assurer le développement rapide et harmonieux de l’humanité.
    Les bases matérielles du socialisme existent aujourd’hui dans le monde.
  2. LES CONDITIONS SUBJECTIVES sont loin de l’être
    Renverser le régime capitaliste et instaurer le socialisme exige l’intervention politique massive des peuples.
    Avec la disparition de l’URSS et des pays de l’Est, les forces révolutionnaires dans le monde et en France ont subi une très grave défaite. (cours N°2)

V. LA LUTTE POUR LE SOCIALISME DANS LES CONDITIONS ACTUELLES: LA LUTTE ECONOMIQUE (voir cours N°4)

Ces dernières années la contradiction entre le capital et le travail s’est considérablement aiguisée, l’exploitation capitaliste s’est rapidement développée dans le monde entier.
Tout ce qu’entreprennent les capitalistes vise à acheter la force de travail le moins cher possible et à en réduire toujours plus le prix (cours N°I)
Placés dans l’obligation de vendre leur force de travail pour vivre, les salariés luttent pour la vendre le plus cher possible. Il en sera ainsi tant que le régime capitaliste durera.
La seule limite à l’exploitation capitaliste c’est celle imposée par la résistance des travailleurs. en premier lieu pour repousser les attaques contre le salaire (direct et indirect), contre les garanties et droits sociaux…
«Si la classe ouvrière lâchait pied dans son combat quotidien contre le capital, elle serait rapidement réduite à n’être plus qu’un troupeau de moutons». K. MARX
Lutter contre la main - mise de plus en plus étroite du capitalisme sur l’ensemble de la société française (Etat et institutions étatiques, grandes administrations, main –mise directe sur tous les services publics, intégration accélérée du pays dans l’Europe capitaliste etc…)
Dans la période actuelle, fortement caractérisée par le recul du mouvement ouvrier et démocratique en France, il faut mesurer ce que représente – dans l’immédiat et pour l’avenir – une victoire des salariés si limitée soit-elle.

VI. LA LUTTE POUR LE SOCIALISME DANS LES CONDITIONS ACTUELLES: LA LUTTE POLITIQUE

La lutte contre l’exploitation capitaliste et ses conséquences est absolument indispensable.
En même temps elle contribue fortement à la prise de conscience de la nécessité d’abattre ce régime.
La lutte pour détruire le capitalisme ne peut pas se limiter à l’action revendicative.
La lutte politique est irremplaçable pour abattre le capital. Elle est irremplaçable pour construire les conditions subjectives de la révolution socialiste. C’est la raison d’être de «COMMUNISTES» (voir cours N°5).

VII. DEUX POSITIONS IRREDUCTIBLEMENT OPPOSEES:

  1. LES REVOLUTIONNAIRES: sont les seuls dont l’objectif est de détruire le capitalisme. «COMMUNISTES» est le seul parti politique dont c’est le but effectif.
  2. A L’OPPOSE:
    - Ceux qui se rangent ouvertement du côté du capitalisme: le patronat avec le MEDEF, les partis de droite, l’extrême droite avec le FN.
    - Les réformistes qui se donnent l’air de combattre le capitalisme mais sont pour le maintien de ce régime qu’ils présentent comme le seul possible et qu’on peut disent-ils «aménager». C’est la position du PS, des Verts, du PCF, d’ATTAC…

Les gauchistes manient la phrase révolutionnaire mais leur comportement ne l’est pas (exemples).
Le syndicalisme français s’intègre de plus en plus dans le système capitaliste. Il remplace la lutte par la «discussion» sans principe avec le capital. (cours N°4).
Les tentatives de constituer des regroupements réformistes se succèdent: entre le PS, les Verts, le PCF, Bové, ATTAC, La LRC, etc… D’autres combinaisons politiciennes ne manqueront pas de suivre. On assiste aussi à la mise en œuvre d’un pôle réformiste avec les syndicats.
Droite et réformistes se relayant au gouvernement c’est une alternance sans risque pour le capitalisme. Ces partis pratiquent chacun à sa manière, une politique au service du capital.
NOUS VOULONS L’UNION

L’union est indispensable au développement de notre combat pour obtenir un changement de politique et de société. Pour être efficace elle doit se réaliser sur une base claire qui ne peut être que celle de la lutte contre le capital.

VIII. COMMENT MENER LA LUTTE

Donner une analyse marxiste des évènements, avoir une position politique sur chaque question et la faire connaître (retraites – sécurité sociale- Moyen –Orient, Europe…). Montrer qu’on peut modifier la situation par la lutte.
Faire connaître les idées révolutionnaires, combattre les idées réactionnaires, celles de la collaboration de classe.
Dès l’école dans tout le système d’enseignement, ce sont les idées dominantes qui sont inculquées.
Des moyens de propagande politique extraordinairement importants et puissants sont contrôlés par les groupes capitalistes et servis par des personnels à leur solde (TV, radios, presse, journaux d’entreprises…les médias couvrent l’ensemble du pays). Les salariés et toute la population sont soumis quotidiennement à une propagande qui prend les formes les plus diverses. (ex.)
La bataille des idées ou lutte idéologique doit tenir une grande place dans notre activité. Si nous ne sommes pas présents la droite et les réformistes sont entièrement maîtres du terrain.
Nous devons montrer que la situation faite au peuple résulte de l’existence même du capitalisme et de son développement.

C’est pourquoi il faut changer de société.