Après le 5 décembre : rassembler, élargir développer la lutte

La CGT annonce 1,5 million de manifestants nationalement dont 250000 à Paris.
Des marées humaines sont descendues dans les rues, des manifestants combatifs, déterminés, ils étaient : 150000 à Marseille, 100000 à Toulouse, 53000 à Bordeaux, 48000 à Bourges, 40000 à Rouen, 25000 au Havre, 20000 à Caen, 15000 à Rennes, Brest, Toulon, Nevers… Les manifestants se sont mobilisés par milliers dans des communes de taille moyenne.... Les chiffres traduisent un mouvement de contestation nationale rarement atteint ces dernières années.

La grève est très suivie, et notamment dans l'Education nationale avec 51,15% des enseignants grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire, « selon le ministère ». La grève à la RATP et à la SNCF, mobilise aussi massivement avec 55,6% de cheminots grévistes, dont 85,7% de conducteurs, 73,3% de contrôleurs et 57% d'aiguilleurs. Les syndicats de la RATP ont annoncé la reconduction de la grève "jusqu'à lundi". Pompiers, personnel de santé, personnels territoriaux… mais aussi de nombreux participants des entreprises privées qui ont débrayé. « On lâche rien » scandaient les manifestants.
Selon un sondage 7 français sur 10 soutiennent la grève du 5 décembre, même si 4 sur 10 disent que la grève les pénalise. Un soutien populaire massif et ce malgré le bourrage de crâne permanent des média pour faire croire que la grève serait pour défendre quelques régimes spéciaux. Les français ont compris que la lutte c’est pour défendre la retraite par répartition et les pensions de tous les travailleurs.Selon ce sondage 7 français sur dix disent avoir compris que la phase de concertation mise en scène par le gouvernement “ne sera pas prise en compte et que tout est déjà décidé”. C’est pourquoi 73% des français estiment que la journée du 5 décembre sera le début d’un mouvement social de grande ampleur. Ils ont raison.

Cette journée du 5 décembre a été marquée par une forte mobilisation dans de nombreux secteurs d’activité du pays. Les manifestations nombreuses ont montré la détermination des salariés de combattre la politique anti sociale du gouvernement et du patronat et tout particulièrement le refus de la liquidation du système des retraites. Notre parti se félicite de cette réussite. Il faut maintenant contraindre le pouvoir à céder et pour cela, il n’y a qu’un moyen : continuer à développer, à élargir la lutte, à rassembler. C’est possible car le mécontentement est grand et les revendications légitimes. Notre parti soutient le mouvement en cours. La situation faite aux salariés, au peuple, a une seule origine le capitalisme. Le combat politique de notre Parti, vise à en finir avec ce système : Abattre le capitalisme et construire une société démocratique et sociale débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, la société socialiste.

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