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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 11 du 01 avril 2021

France
IKEA : Il a fallu 9 ans pour que les responsables d'espionnage des salariés et des syndicalistes soient mis devant leurs responsabilités.

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Les travailleurs de la culture dans l'action

Ce système de surveillance de grande ampleur a été mis en place par le biais d'entreprises de sécurité privée et par l'intervention de « policiers ».
Il s'agit d'une atteinte insupportable à l'état de droit par la violation de la vie privée des salariés et de leurs représentants. Les juges d'instructions du Tribunal Judiciaire de Versailles ont renvoyé 19 personnes pour répondre de ces faits d'une extrême gravité. Parmi les personnes prévenues figurent la société IKEA, ses anciens dirigeants, des policiers et des enquêteurs privés. Affaire à suivre …
SAM : Les salariés de la fonderie automobile de Decazeville, en grève depuis le 9 mars ont obtenu grâce à leur lutte, soutenus par les salariés de Bosch, de Figeac Aéro et les postiers, le maintien de 50 postes supplémentaires que la direction voulait supprimer. C'est 200 emplois au total qui ont été préservés, la lutte continue pour garder 300 emplois sur le site.
Banque de France : Le gouverneur de la Banque de France a annoncé la fermeture de 13 caisses institutionnelles sur le territoire courant 2022 et la suppression de 134 postes, chiffre très largement sous-estimé puisqu'il ne comprend pas les agents affectés à des missions de contrôle. Une clause de revoyure est prévue fin 2022 qui laisse craindre de nouvelles fermetures, donc de nouvelles suppressions de postes.
La direction a aussi fait état fin décembre de la suppression de 600 postes dans les autres secteurs d'activités, à l'horizon 2024. Le réseau des caisses de la Banque de France sera donc passé de 210 implantations à 23 en 40 ans au profit du secteur bancaire privé.
CHU de Nantes : 2026, un hôpital à la hauteur des enjeux de santé publique.
Nationalement le gouvernement doit engager un véritable plan de relance de rééquipement des hôpitaux. Il faudrait doubler les moyens d'imagerie médicale, il faudrait augmenter massivement nos capacités de réanimation et passer de 5300 lits à plus de 7500 lits et pratiquer cette même logique pour les lits de médecine, de chirurgie et obstétrique.
Sur le 44, la situation est encore plus catastrophique alors même que Nantes joue un rôle régional dans la prise en charge des patients puisque 25 % des personnes hospitalisées sont domiciliées dans un autre département.
Le projet de l'Île de Nantes est construit pour répondre aux exigences de réductions capacitaires et à la contraction de l'offre de soins publics. S'il voit le jour, ce projet d'usine hôpital, dégradera l'accès aux soins pour plusieurs décennies. En clair, le projet de nouvel hôpital sur l'Île de Nantes reste une farce délétère que la population va subir.
Vérescence : Verrerie, flaconnage de luxe (Dior, Guerlain, Chanel, Saint-Laurent, Boss, etc...)
La direction de l'usine de Mers les Bains veut enclencher un « PSE » sur 55 suppressions d'emplois dans les services périphériques à la production. L'Inspection du Travail a refusé la demande, ayant relevés 3 points non conformes, une insuffisance et une incohérence dans le plan présenté aux représentants du personnel.
Le syndicat CGT appelle à la lutte, sachant que l'activité ne baisse pas et qu'il est envisagé de reprendre des intérimaires sur le site.
Unilever : Au Meux, dans l'Oise, les salariés de l'usine de dentifrice font grève pour des augmentations de salaires. Plus d'1/3 des 300 salariés du site de production se battent pour une hausse de salaire de 50 € mensuels.
Dans le cadre des NAO, la direction avait proposé 0,5 % !!!
Pour le salaire moyen de l'usine qui est de 2000 € cela représente 10 € par mois. Depuis le début de la mobilisation, la production a chuté, passant de 1,6 millions d'unités produites chaque jour à environ 400 000 unités. Les salariés mobilisés comptent donc sur la chute de production pour faire plier leurs dirigeants. Ils se battent pour que leur travail soit reconnu à sa juste valeur.
Tripset : L'application d'Airbus pour faire remonter les passagers dans les avions malgré le Covid 19.
Airbus lance une application pour smartphone fournissant des informations sur les conditions de vols disponibles en fonction des destinations. Tout est organisé pour que les passagers reprennent l'avion malgré les restrictions sanitaires liées au Covid. Disponibilités des vols, modalités de voyages, restrictions et exigences sanitaires locales. Pas facile de s'y retrouver alors que chaque pays et chaque compagnie prennent des mesures spécifiques face à la pandémie. L'avionneur ne cache pas son désir de redonner confiance au transport aérien.
Le profit, toujours le profit malgré les risques majeurs encourus par les passagers. En octobre 2020 Airbus s'était associé à Boeing et Embraser pour rassurer les passagers « quand à la très faible transmission du Covid 19 dans les cabines d'avions ».

Monde
USA Amazone : Le combat syndical qui peut changer beaucoup de choses dans le secteur du commerce aux États-Unis. Près de 5600 salariés d'un immense entrepôt dans l'Alabama doivent décider s'ils veulent créer un syndicat au sein de la multinationale qui n'en a jamais toléré le moindre.
Amazone voulait pour mieux contrôler ses salariés organiser le scrutin elle-même, dans l'usine, alors que l'épidémie de Covid 19 fait rage. Le vote sera finalement fait par correspondance, avec une consultation qui s'achèvera le 29 mars.
Grande-Bretagne : Manifestation à Bristol contre un projet de loi prévoyant d'accroître les pouvoirs de la police. Sur les pancartes, on pouvait lire « dites non à un état policier » ou encore « la liberté de manifester est fondamentale pour la démocratie ».
Brexit ou pas, les anglais continuent de subir les directives européennes en matière de droit, liberté et répression massive des états policiers. Des manifestations ont eu lieu également en Allemagne, aux Pays-Bas, Autriche, Bulgarie, Suisse, Serbie, Pologne, France, ainsi qu'au Canada contre la dictature des restrictions sanitaires, contre la pandémie. De nombreux affrontements ont eu lieu.
Birmanie : 114 personnes assassinées samedi 27 mars lors de la répression des manifestations pro-démocratique dont plusieurs enfants et des milliers de blessés.
420 est le nombre de personnes assassinées depuis le coup d'état de la junte militaire.
2981 personnes seraient encore incarcérées depuis la prise de pouvoir des militaires du 1er février, dont 23 journalistes.
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L’objectif du capital et du pouvoir : Profiter de la pandémie pour accélérer les réformes capitalistes.

Tract avril 2021

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